30.04.2008
Penne con zucchino al forno
PENNE CON ZUCCHINO AL FORNO
Celà sonne tout de même mieux que des penne aux courgettes au four. L'iatlien (que je ne pratique pas) est tout de même une langue qui est faite pour la dénomination des plats. Le plus simple plat paraît noble dans l'énoncé.
Et aujourd'hui, effectivement, un plat sans trop de prétention, tout simple.

INGREDIENTS
- 500GR DE PENNE
- 500GR DE COURGETTES
- 300GR DE MASCARPONE
- 3 OEUFS ENTIERS
- 1 OIGNON EMINCE
- 3 C.A.S. PARMESAN (DE VRAI S.V.P., ET DE PREFERENCE RAPE MAISON) RAPE (PLUS OU MOINS AU GOUT)
- 1 GOUSSE D'AIL HACHEE
- 1 BOTTE DE PERSIL PLAT
- CHAPELURE (MAISON)
- OREGANO (OU MARJOLAINE) FRAIS
- HUILE D'OLIVE (DE SUPERQUALITE)
- POIVRE, SEL
PREPARATION
Laver les courgettes, les sècher et les couper en rondelles de 6mm. Les cuire dans une poêle dans de l'huile d'olive, avec l'oignon et la gousse d'ail. Cuire à point, légèrement doré. Rajouter du sel et du poivre et mélanger. Rajouter beaucoup de persil et remélanger. Réserver.
Pendant ce temps, porter une casserole d'eau bouillante salée à ébullition. Y cuire les pates selon les indications du paquet. Les égoutter et réserver.
Mélanger dans un bol, le mascarpone, les oeufs, le parmesan, l'origan et un peu de sel. Bien homogéniser ce mélange avec un fouet.
Quand les pates sont cuites, enduire un plat à four avec de l'huile d'olive. Mettez-y une couche de courgettes, puis une couche de pates, enfin une couche de sauce à la mascarpone. Recommencer une deuxième fois dans le même ordre. Terminez par une couche de chapelure, mélangée avec du parmesan (selon votre gout au niveau quantitées).
Terminez avec quelques gouttes d'huile d'olive sur le dessus du plat. Mettez pour 25 dans un four chaud, préchauffé à 180°C.
P.S. Vous pouvez, si vous le souhaitez, rajouter une couche de haché de veau aux oignons, entre le première couche de sauce et la deuxième de courgettes.
La recette je l'avais prise dans un magazine. Elle est signée Sue Van Parijs (une Américaine dont le mari est de Sardaigne), du Bistrorante Dolce Far Niente à St-Martens-Latem, Belgique.
Pour ceux qui aiment les pates en sauce, notez que c'est une recette dans laquelle les pates sont assez secs, mais elle mets par contre très bien en valeur la courgette. Madame a trouvé celà excellent, moi c'était plus mitigé.
22:24 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29.04.2008
Asperges vertes et coppa à la citronnelle
ASPERGES VERTES ET COPPA A LA CITRONELLE
J'avais envie, après les asperges blanches, de déguster des asperges vertes. Le même légume, mais tellement différent et ouvert à de toutes autres associations que les asperges blanches. Mon épouse les préfère même aux blanches. Moi, comme souvent, j'adore les deux, mais pour des raisons différentes.

Alors, dimanche, j'ai fait mon petit marché domenical à Jette. Tout d'abord des asperges vertes (j'ai privilégié les espagnoles aux péruviennes, car le Peru c'est un peu loin je trouves pour un produit qui existe en Europe), puis de la bonne coppa de chez le traiteur Italien, du parmesan en bloc, d'origine contrôlé, du basilic frais, de la ciboulette et de la citronelle fraîche en batons.
Le résultat fût très très bon, accompagné d'une bonne baguette tradition.
INGREDIENTS
- 20 ASPERGES VERTES
- 6 TRANCHES DE COPPA
- 30GR DE PARMESAN
- 10GR DE BEURRE
- 2 C.A.S. D'HUILE D'OLIVE
- CIBOULETTE (HACHEE ET QUELQUES BRINS)
- 8 GRANDES FEUILLES DE BASILIC
- SEL, POIVRE
Pour le bouillon:
- 3 BATONS DE CITRONELLE
- 1 ECHALOTTE
- 30CL DE BOUILLON OU FOND DE VOLAILLE MAISON (A DEFAUT UN BON FOND LIQUIDE OU DESHYDRATE DU COMMERCE)
- 40GR DE BEURRE
PREPARATION
Préparez d'abord le bouillon de citronelle:
Emincez l'échalote et la citronnelle. Puis faites-les suer dans 40gr de beurre. Couvrez avec le fond de volaille. Laissez mijoter 30 minutes. Filtrez et faites réduire ce jus à feu doux minimum de moitié, mais idéalement jusque obtention de quelques cuillères seulement de jus. Réservez-le.
Lavez et coupez le bout dur des asperges. Epluchez légèrement la base. Faites-les revenir à l'huile d'olive bien chaude. Salez, poivrez. Rajoutez un peu d'eau et couvrez. Finissez la cuisson à feu moyen 15 minutes où plus si nécessaire.
Poêlez la coppa sans ajouter de gras. Portez le bouillon à ébullition, émulsionnez avec 5gr de beurre.
Nappez les asperges tièdes de bouillon de citronnelle, placez sur les tiges les tranches de coppa. Parsemez de copeaux de parmesan et de ciboulette. Dégustez avec des feuilles de basilic frites à la poêle dans un peu d'huile d'olive.
Dégustez ce plat avec du pain de campagne grillé. Et avec un Vin Blanc, Mâcon par exemple.

Bon Appétit!
22:22 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
28.04.2008
Ettekeis: mise en route de la confrérie B.O.E.F.
Ettekeis: mise en route de la confrérie B.O.E.F. (Brusselse Orde van d'EttekeisFretters)
Eh oui, troisième post ce soir, je suis en forme. Et en plus en bilingue. Pour un problème bruxellois je ne pouvais pas faire autrement, newo!
Ce dimanche, le 27/04/2008, nous avons mis en route le train de la confrérie du Ettekeis. A 11 heures nous étions convies à la salle paroisiale de l'église St Pierre à Jette. Robert Delathouwer, un des rédacteurs du journal électronique 'De Gazet van Brussel', journal écrit à 100% en Bruxellois et pour les Bruxellois, avait organisé, dans le cadre de la semaine Bruxelloise, un mini brunch autour du Ettekeis. Il y avait du pottekeis (mélange d'ettekeis, de plattekeis (fromage blanc) et échalotes) sur du pain à la Greque, du pottekeis dans des feuilles de chicon crus et naturellement de la gueuze et de la kriek de la bonne brasserie Boon. Je remercie ici encore le prètre de la paroisse qui nous a permis d'utiliser sa salle pour celà.
Deze zondag, op 27/04/2008, hebben we de trein van de orde van de Ettekeis op de rails gezet. Om 11 uur werden we verwacht in de patrochiezaal van de St Pieterskerk te Jette. Robert Delathouwer, één van de redacteurs van de electronische krant 'De Gazet van Brussel', krant die 100% in het Brussels wordt geschreven en die 100% voor de Brusselaars is bestemd, had in het kader van de Brusselse week, een mini brunch rond de Ettekeis georganiseerd. Er was pain à la Greque belegen met pottekeis (een mengsel van ettekeis, plattekeis en sjalotjes) en ook pottekeis op bladjes witloof, en natuurlijk ook goede gueuze en kriek van de goede brouwerij Boon. Ik bedankt hier nog de priester van de parochie die ons zijn zaal ter beschikking stelde hiervoor.
Après cette introduction sympathique, un petit speech pour placer le sujet du jour: l'ettekeis. Les personnes présentes et volontaires pour être membre de cette probable future confrérie, pouvaient laisser leurs coordonnées. Et déjà pas mal de gens se sont portés volontaires pour sauver (si ce n'est pas encore trop tard) de l'extinction ce dinosaure de notre culture gastronomique locale, et tellement lié avec la culture bruxelloise en général.
Na deze sympatieke introduktie, een kleine speech om het onderwerp naar voor te brengen: de ettekeis. De aanwezige mensen en vrijwilligers om lid te worden van deze mogelijke toekomstige orde, mochten hun gegevens achterlaten. En reeds heel wat mensen stelden zich vrijwilliger om (indien het nog niet te laat is) deze dinosaurus van onze gastronomische lokale eetkultuur, en van onze Brusselse kultuur in het algemeen, van de ondergang te redden.
Etaient présent ce dimanche: un grand nombre de lecteurs assidus du journal, la rédaction du journal au grand complèt, le frère de Nick Trachet (journaliste culinaire dont l'article paru dans 'Brussel, Deze Week' m'avait alerté du problème) (il m'excusera d'avoir oublié son prénom), quelques membres de Slow Food Bruxelles (Karikol), dont Anne et José des Jardins de Pomone et Jean-Pierre Jacquet, Denis Balencourt de bxlblog, .... Depuis j'ai déjà reçu pas mal de soutien par mail, entr'autre des Liègeois Philou et sa confrérie de mangeurs de choux, et de Sandrine. Hier encore, un contact je pense très productif avec Alain Van Elewyck, ancien président du Centre de Gastronomie Historique et passionné comme nous de bons produits et de bonnes préparations.
Waren aanwezig deze zondag: een groot aantal trouwe lezers van de krant, de volledige redaktie van deze krant, de broer van Nick Trachet (culinair journalist waarvan het artikel, verschenen in 'Brussel, Deze Week', mij dit probleem liet opmerken) (ik bied hem mijn verontschuldigingen aan, maar ik ben zijn voornaam vergeten), enkele leden van Slow Food Brussel (Karikol), waaronder Anne en José van de Jardins de Pomone, en Jean-Pierre Jacquet, Denis Balencourt van bxlblog, .... Sindien kreeg ik nog heelwat ondersteuning via mail, onder andere van de Luikenaars Philou en hun orde van de kooleters, en Sandrine. Gisteren nog, een zeer productief contact met Alain Van Elewyck, ex-voorzitter van het 'Centre de Gastronomie Historique' en gepassioneerd zoals wij allen voor de goede produkten en de goede bereidingen.
J'ai donc bon espoir qu'ensemble nous puissions faire quelque chose de constructif pour sauver ce beau fromage et de ce fait un bout de culture, car comme le dit Petrini, la gastronomie est aussi culture!
Ik heb er dus goede hoop in dat we tesamen wel iets constructiefs kunnen doen om deze mooie kaas te redden en dus ook een deel van onze kultuur te redden, want zoals Petrini het zegt, gastronomie is ook kultuur!
Une première réunion en comité restraint, aura lieu en mai ou en juin, ceci afin de déterminer les priorités et la stratégie à court, moyen et long terme. Il nous faut bien lister les différents points importants dans un texte et une structure cohérente, afin d'en discuter après en plus grand nombre et prendre à ce moment là les décisions.
Een eerste vergadering in klein comité, zal plaatsvinden in mei of juni, dit teneinde de prioriteiten te bepalen en de korte, middenlange en lange termijnstrategie vast te leggen. We moeten goed de verschillende belangrijke punten listen in een tekst met een coherente structuur, teneinde er daarna met een groter aantal mensen over te kunnen debateren en dan de beslissingen te nemen.
Tout ceux et celles qui se sentent concerné par le sauvetage du ettekeis, qui ont des idées et qui veulent un peu se mouiller la chemise, sont les bienvenu(e)s. Il vous suffit de m'envoyer vos coordonnées par mail ou de les laisser en commentaire sur ce blog.
Al diegenen die zich geroepen voelen de ettekeis te redden, die goede ideeën hebben en die zich willen inzetten hiervoor, zijn welkom. Jullie moeten mij enkel jullie gegevens doorgeven via mail of achterlaten op deze blog.
Je vous tiens au courant de la suite des événements.
Ik hou jullie op de hoogte van de verdere evolutie van dit dossier.
Et voici quelques photos de cette rencontre.
En hierbij een aantal foto's van deze ontmoeting.



A bientôt,
Tot ziens,
23:05 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
Maquereau grillé, à la Japonaise
MAQUEREAU GRILLE, A LA JAPONAISE
Attention, je suis rapide aujourd'hui: deuxième post du soir!
Vu la surpêche de certains poissons, comme entr'autre le thon rouge, pour les afficionados des sushi, il faut essayer de ce tourner vers des poissons encore disponibles en assez grande quantité, des poissons assez délaissés et qui méritent pourtant le detour, et pas seulement pour leur goût.
Les poissons gras (hareng, maquereau, anguille, sardines, saumon, ....) sont avec le légumes et les fruits, les nouveaux symboles du repas 'santé'. Ils sont considérés comme gras quand ils contiennent 10% où plus de graisse.
Ce taux de graisse peut naturellement varier en fonction de la provenance, la nourriture que le poisson a ingurgité, l'age du poisson, la période à laquelle le poisson a été pêché, ..... Chez le maquereau, la fabrication des réserves de graisse peut varier de 5% au printemps à 20% en automne.
Tout le monde sait maintenant que les poissons gras contiennent plus d'acide oméga-3 que les autres poissons. Et un cerveau humain en bonne santé contient presque 10% d'oméga-3. Une consommation régulière d'aliments contenant de l'oméga-3, favorise donc le bon fonctionnement des cellules grises. De plus, l'omega-3 serait un bon régulateur de stress, anti-dépressif et bon pour le coeur et les artères. Mais il faut être honnète et dire que pas grandchose de tout celà n'a été prouvé 100% scientifiquement. Mais il y a néanmoins pas mal d'indications sérieuses.
Idéalement il faut manger deux fois par semaine du poisson et de préférence du poisson gras.
En ce qui concerne le maquereau, gastronomiquement il a toujours vécu dans l'ombre du hareng. Pourtant, déjà visuelement il est plus beau avec son corps allongé et sa peau avec des lignes très stylées. C'est un poisson très intéressant à griller où à cuire.
Bon revenons en à la recette. Comme je délaisse aujourd'hui donc le thon rouge, mais que j'aime tout de même bien les aromes de la cuisine asiatique, pourquoi ne pas cuisiner le maquereau d'une façon japonisante?
Il sera aujourd'hui associé au paksoi (chou chinois), au soja, au mirin et à l'huile de sésame.
La recette est de Johan Segers, publié dans 'Culinaire Ambiance' d'avril 2008.

INGREDIENTS (2P COMME PLAT, 4P COMME ENTREE)
- 6 FILETS DE MAQUEREAU (AVEC LA PEAU)
- 1 PAKSOI (PETIT CHOU CHINOIS)
- 1 PETIT MORCEAU DE BEURRE
- 1 C.A.S. D'HUILE D'ARACHIDE
- POIVRE ET SEL
Pour la sauce:
- 6 C.A.S. SAUCE SOJA
- 4 C.A.S. MIRIN (VIN DE RIZ JAPONNAIS)
- 1/2 CITRON
- QUELQUES GOUTTES D'HUILE DE SESAME
- POIVRE
PREPARATION
Nettoyez le paksoi. Trempez les feuilles pendant 2 minutes dans de l'eau bouillante salée. Egouttez immédiatement et mettez sous le robinet d'eau froide jusqu'à ce que le chou est tout à fait refroidi.
Lavez les filets de maquereau et séchez-les. Poivrez et salez le poisson. Coupez chaque filet en deux. Enduisez les morceaux de filet d'huile d'arachide.
Mettez la sauce soja, le mirin, le poivre et un peu de jus de citron dans un poêlon et portez à ébullition.
Cuire le paksoi pendant quelques minutes dans le beurre.
Grillez les morceaux de maquereau très rapidement sur un grill très très chaud. Une minute de chaque côté c'est largement suffisant.
Finissez la sauce avec quelques gouttes d'huile de sésame.
Placez le paksoi sur les assiettes chaudes. Déposez-y les morceaux de filets de maquereau et versez la sauce autour.

Accompagnement vin: Vin blanc de Pessac-Leognan où Graves, bière blonde Leffe.
Verdict: des goûts que l'on n'a plus guère l'habitude de manger. Le goût du poisson est très puissant et la sauce est très concentrée. Il faut aimer. Moi, j'ai bien aimé, mais je penses qu'il y a moyen d'améliorer encore la recette. Mon épouse à trouvé la sauce trop forte de goût. Moi, celà ne m'a pas gêné du tout.
Bon Appétit!
21:59 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Revoilà le stoemp: Stoemp d'épinards
STOEMP D'EPINARDS
Après le stoemp aux choux rouges et le stoemp aux carottes, je vous mets aujourd'hui notre recette de stoemp aux épinards. On le fait régulièrement, parfois en famille, parfois comme aujourd'hui, uniquement pour les deux enfants.
Et comme, en plus, il-y-en a certains qui trouvent la cuisine sur mon blog trop exotique :), voici une recette que l'on ne peut pas qualifié d'exotique. A moins, peut être pour mes amis Français???

INGREDIENTS
- POMMES DE TERRE (MOI JE PREFERE LES FRANCELINES)
- SEL, POIVRE, MUSCADE
- EPINARDS (FRAIS OU EN SURGELE)
- BEURRE
- CREME NESTLE/CREME EPAISSE/CREME FRAICHE ENTIERE (AU CHOIX)
- 1 JAUNE D'OEUF
PREPARATION
Faites cuire les pommes de terre à l'eau bouillante salée.
Faites fondre un peu de beurre et faites-y revenir les épinards. Rajoutez un peu de sel, du poivre et de la muscade râpée. Continuez la cuisson quelques minutes.
Puis, rajoutez la crème dans les épinards. Moi et mon épouse, nous utilisons la crème en boîte de Nestlé. Elle est excellente pour cette préparation. Comme nos grand-mères utilisaient ce type de produits, celà nous est resté. Mais une crème épaisse conviendra également. Si vous n'aimez pas trop le petit goût suret de la crème épaisse, prenez de la crème entière bien grasse.
Enlevez les épinards du feu et hachez-les dans un petit hachoir. Laissez quelque peu refroidir.
Egouttez les pommes de terre, remettez les dans la casserole et laissez un peu s'évaporer le liquide encore contenu dans les pommes de terre, sur petit feu. Puis écrasez les pommes de terres en purée en rajoutant un petit morceau de beurre.
Rajoutez un jaune d'oeuf dans les épinards, mélangez bien et rajoutez les épinards dans les pommes de terre. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.

Bon Appétit! Et vive le stoemp!
21:40 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.04.2008
Petite soupe froide de Gariguettes et menthe mitcham
PETITE SOUPE FROIDE DE GARIGUETTES ET MENTHE MITCHAM

Enfin, j'ai pû manger mes premières fraises. En attendant les bonnes belges, cueuillies à la main (Wépion par exemple), je me suis laissé tenter par les Gariguettes de Bretagne.
Première dégustation 2008. Et on débute par une recette toute simple. Trois ingrédients seulement: des fraises, du sucre et de la menthe Mitcham (merci encore à José et Anne de m'en avoir donné un peu).
Je ne vous mets même pas la liste des ingrédients, tellement que c'est basic. Comme Mamina le dit parfois, ce n'est même pas de la cuisine.
Mais tout dabord un peu de culture glanée sur le net:
La Gariguette est une variété précoce et c'est la fraise la plus vendue en France. Elle doit son apogée à une femme, Georgette Risser. Elle a dirigé de longs travaux de recherche à l'institut agronomique d'Avignon pour créer, à la fin des années 70, cette nouvelle variété qui fût d'abord cultivée dans le Lot-et-Garonne. Depuis, la 'gariguette' a vu l'apparition de plusieurs pettes soeurs, comme la 'Mara des Bois', très répandue dans différents départements du Midi-Pyrénées. Ces fraises que l'on croit aujourd'hui tout droit sorties du jardin n'existaient donc pas il y a quarante, trente ou même dix ans. D'ailleurs sans une sélection féroce (entr'autre avec des croisements avec des fraisiers nains méditéranéens), il n'y aurait peut-être plus de culture fraisière en France. Car au lendemain de la seconde guerre mondiale, les variétés françaises traditionnelles sont en piteux état. Affectés par la vitose, cultivées pendant des années sur les mêmes sols, elles sont d'une faible productivité. Dès la fin des années cinquante, les chercheurs sont chargés de sélectionner de nouvelles variétées plus résistantes aux maladies, plus productives, mais qui conservent néanmoins les valeurs gustatives.
Pas simple, car rien n’est plus fragile que le goût dans lequel interviennent de nombreux arômes. Et plus le fruit est parfumé, plus la frontière est fragile entre maturité et surmaturité. Sans oublier une foule de facteurs qui jouent sur la saveur, selon l’époque de production, les conditions climatiques, l’évolution du fruit après cueillette, ou l’insuffisance de l’apport d’eau. Autant de points qui furent analysés. Arrivent les années 80. A l’époque, en France, les premières fraises de la saison ne peuvent guère rivaliser avec les variétés précoces d’Italie et d’Espagne. Leur prix s’effondre. Seule la qualité gustative pouvait faire la différence. C’est tout l’enjeu de Gariguette, précoce elle aussi, et savoureuse dès le début de la récolte. Seul problème : de taille plus petite que les autres, elle est difficile à ramasser et à rentabiliser, d’autant que ses rendements sont moyens. Résultat : autour d’Avignon, les premiers cultivateurs auxquels elle sera proposée feront la moue. Peu importe, d’autres vont raisonner différemment : les fraiséristes du Lot-et-Garonne, qui estimèrent que le consommateur était prêt à payer un peu plus cher un produit de qualité. ? Et c’est effectivement ce qui se passera, campagne publicitaire à l’appui, menée par le groupement « Fraise de France ». Dès lors, la Gariguette devient la variété précoce la plus cultivée dans l’hexagone. (Chronique Histoire de... plantes. Mission Agrobiosciences. 13 Octobre 2006) Article rédigé par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences Cette dernière, dont le fruit est de forme plus allongée (et davantage coloré à maturité), a cependant le défaut d’une moins bonne conservation. Hors du sud de la France, cette variété de fraise pose problème, car du fait du transport elle arrive aux étalages soit très chère, soit abimée, soit enfin elle est récoltée avant sa pleine maturité pour en faciliter le transport, ce qui ne laisse pas le temps au fruit de développer sur pied ses saveurs spécifiques. Le saviez-vous ? Tous les fraisiers actuellement cultivés appartiennent à une espèce récente, apparue au 18ème siècle et dont les ancêtres sont américains. Avant, régnait la fraise des bois (fragaria vesca), toujours répandue à l’état sauvage et dont les premières cultures ont été menées à des fins médicinales. Connues depuis l'antiquité, les romains les utilisaient dans leur produits cosmétiques en raison de leur odeur agréable: la fragrance. Pour ses fruits, il faudra en fait attendre le 14ème siècle, dans un écrin royal : 2 000 pieds sont alors plantés dans les jardins du Louvre. Deux siècles plus tard, une autre espèce de fraisier sauvage, d’origine inconnue, supplante la fraise des bois en Allemagne et en Belgique, pour leur calibre plus gros et leur parfum. Mais entre-temps, survient la découverte de l’Amérique et de ses fraises d’une grosseur jusque-là inégalée. L’importation ne tarde guère : des fraisiers canadiens, ramenés semble-t-il par Jacques Cartier à la fin du 16ème siècle, sont implantés en France, suivis par d’autres en provenance de Virginie ou du Chili, notamment dans les bagages d’un dénommé... Frézier ! En 1714, l’officier du Génie maritime Amédée-François Frézier revient d’une mission d’espionnage des ports espagnols au Chili et au Pérou pour le Roi soleil. Botaniste à ses heures, il a repéré des fraisiers à larges fruits que l’on cultive au Chili, dits Blanches du Chili (Fragaris chiloensis). Frézier réussit à en rapporter quelques plants qu’il confiera à Antoine de Jussieu pour le Jardin royal. Quelques plants sont envoyés en Bretagne au jardin botanique de Brest et trouvent dans ce climat océanique, proche de celui de leur biotope d’origine, un milieu favorable à leur culture. Les plants de Blanches du Chili seront croisés avec des plants de fraisier de Virginie (Fragaria virginiana) de Cartier. De ces deux espèces naîtra un hybride, le premier fraisier moderne, appelé « fraisier ananas » (Fragaria Ananassae). Aujourd’hui, les principales variétés cultivées en France restent peu nombreuses, au nombre d’une vingtaine et sont toutes issues de ce fraisier. En 1740, la ville de Plougastel (limitrophe de Brest), déjà productrice de fraise des bois, devient le premier lieu de production de cette nouvelle espèce dite « fraise de Plougastel. » La culture de la fraise devient la spécialité de la commune, qui produira près du quart de la production française de fraises au début du XXe siècle. Plougastel héberge depuis 1997, le « Musée de la Fraise et du Patrimoine. »
En ce qui concerne la menthe Mitcham (où menthe poivrée, menthe anglaise, menthe noire, mentha piperita), il s'agit d'une variété de menthe (croisement entre la menthe aquatique et la menthe spicata) très riche en menthol et utilisé notamment dans les Bétises de Cambrai et dans les vrais bonbons peppermint. |
PREPARATION

Mettre 1L d'eau et 125gr de sucre dans une petite casserole. Amener à ébullition et laisser cuire pendant 30 minutes. Il faut que le sirop ne soit pas épais, mais qu'il goûte tout de même assez le sucre. Laissez refroidir.
Découper 500gr de fraises (ici des Gariguettes) en brunoise moyenne. Mettez les dans un bol avec une bonne poignée de menthe (Mitcham), mélangez le tout.
Rajoutez le sirop refroidi, mélangez bien et laissez reposer au frigo pendant 2 à 3 heures (recouvrez le bol d'un film plastique).
Servez.
Bon Appétit!
22:44 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
26.04.2008
Orgasme culinaire ce samedi: pâtes aux fruits de mer
FILEI CALABRESI AUX FRUITS DE MER

Ce samedi soir j'ai eu un orgasme culinaire. Celà m'arrive assez souvent, mais celui-ci était fort. :) Pourtant, la recette est fort simple et réalisable par n'importe qui. Il faut naturellement scrupuleusement respecté les dosages et réductions.
La recette d'origine (Het Laatste Nieuws du 5 et 6/4) était réalisé avec des tagliatelle, mais je leur ai préfére ici des filei calabresi, des pâtes semoule blé dur que l'on trouve chez GB et Carrefour et qui sont superbes. Eh oui, même chez Carrefour on trouve parfois des perles.
La recette contient normalement également des navaja (coquillages couteaux), mais impossible d'en trouver sur Bruxelles. Chez Cora, la poissonière me disait qu'il y avait déjà au moins dix ans qu'elle n'en avait plus eu. Si quelqu'un a un bon plan pour les navaja (Fabienne certainement), faites moi signe.
Je conseille vivement cette recette à tout le monde, c'est de la bombe. Celà fait déjà au moins vingt minutes que j'ai fini de manger et je suis encore toujours en extase.
Je ne vous fait pas attendre plus longtemp, voici la recette:

INGREDIENTS (entrée 4P, plat 2P)
- 320 GR FILEI CLABRESI (OU D'AUTRES PATES)
Pour la garniture:
- 60GR DE COQUES
- 90GR DE NAVAJA/COUTEAUX
- 120GR DE MOULES BOUCHOT OU ZEELANDE
- 12 TIGES DE CIBOULETTE EMINCEES
- 30GR PERSIL PLAT HACHE
- 40GR JEUNES OIGNONS HACHES (10CM DE VERT + BLANC)
- 20GR BEURRE
Pour la sauce:
- 100GR D'ECHALOTTE HACHEE
- 5GR D'ESTRAGON HACHE
- 50GR DE CHAMPIGNONS EMINCES EN TRANCHES
- 90ML DE VINAIGRE BLANC
- 33CL DE VIN BLANC (BORDEAUX SAUVIGNON-SEMILLON)
- 20CL CREME LIQUIDE
- 40GR DE BEURRE SUPERFROID EN MORCEAUX
PREPARATION
1. Lavez les moules et les coques dans plusieures eaux et nettoyez-les.
2. Préparez tous les autres ingrédients.
3. Faites cuire les moules dans une eau non-salée jusque quand ils sont tous ouverts et réservez. Vous décoquillez les moules quand ils sont un peu refroidis.
4. Faites la sauce: mettre tous les ingrédients pour la sauce dans une poêle. Faites venir à ébullition et laissez réduire à 1/3 (soyez précis, c'est important pour le montage final au beurre). Réservez.
5. Faites cuire de l'eau salée pour les pâtes. Amenez à ébullition.
6. Faites cuire quelques instants les coques et les couteaux dans un peu de beurre. Décoquillez-les. Réservez les coques, couteaux dans leur jus de cuisson.
7. La sauce étant reduite à 1/3, vous rajoutez la crème et vous faites réduire le tout également à 1/3.
8. Rajoutez dans la poêle des coques/couteaux, le reste de la garniture (ciboulette-persil-oignon) et faites cuire à feu doux quelques minutes. Gardez au chaud.
9. Faites cuire les pâtes à l'eau bouillante salée (les filei calabresi doivent cuire 18 minutes).
10. Dès que la sauce est réduite à 1/3, enlevez du feu et montez la sauce au beurre avec les 40gr.
11. Mélangez la sauce et le mélange coques/couteaux/garniture. Goutez et rectifiez l'assaisonnement en poivre et en sel (faites gaffe, pas trop, car les pâtes sont également salées). Laissez cuire quelques secondes.
12. Egouttez les pâtes et rajoutez-les au mélange. Bien mélanger le tout.
13. Servez dans des assiettes profondes.
Vous pouvez toujours décorer l'assiette avec quelues tiges de ciboulette.
Comme vin, j'ai servi ce plat avec un Bordeaux blanc, cépages Sauvignon et Semillon.

Bon Appétit!
22:57 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Le Fromage de Bruxelles: Ettekeis -> bientôt sa confrérie?
LE FROMAGE DE BRUXELLES : ETTEKEIS -> BIENTOT SA CONFRERIE?
Il y a quelques mois, je vous alertais au sujet de la possibilité de disparition d'un des plus vieux fromages de Belgique: le ettekeis, fromage de Bruxelles.
Si vous avez loupé celà, voici le lien vers l'article publié à ce moment : ETTEKEIS
J'avais été alerté par un articile paru dans "Brussel Deze Week", un journal hebdomadaire qui donne des informations sur Bruxelles et dans lequel, Nick Trachet, journaliste culinaire, a toutes les semaines une chronique culinaire fort intéressante et très axé produits.
Je trouvais immédiatement celà très très grave et j'ai voulu apporter ma pierre à l'édifice. Chaque semaine, et celà depuis un peu plus d'un an, je reçois dans ma boîte à mail, un journal Bruxellois (donc écrit 100% en Bruxellois, le vrai Bruxellois) 'De Gazet van Brussel'. Vu que ce journal est distribué à plus de 1000 personnes, tous amoureux de la langue et de la vie Bruxelloise, j'ai eu l'idée d'écrire un mail 'en Bruxellois' au rédacteur en chef de ce journal, un mail qui parlait naturelement de ce problème autour du 'Ettekeis'.
Ils ont donc publié mon article en intégralité et cet article à eu un certain effet 'boule de neige' avec des réactions et articles pendant plusieures semaines.
Et la 'boule de neige' grossisait. A tel point que le dimanche 27 avril 2008 à 11 heures, à la Pastorie de l'Eglise St Pierre de Jette, place Cardinal Mercier, nous allons (peut-être, car il faut voir si il y a vraiment assez de gens intéressés pour se mouiller dans ce projet) créér une nouvelle confrérie: le B.O.E.F. où Brusselse Orde van de Ettekeisfretters. Ce qui signifie litéralement l'Ordre Bruxelloise des Mangeurs d'Ettekeis, le mot 'Boefen' signifiant 'manger' en dialecte Bruxellois. Ce jour là, tous les amateurs de ce fromage où amateurs tout simplement de la culture gastronomique Bruxelloise, sont les bienvenus.
Donc, je demanderai à tout le monde d'alerter d'éventuelles personnes intéressés par ceci de se rendre ce jour là à la place de Jette et on verra ce que celà donne. Il faut vraiment le sauver ce dinosaure de notre gastronomie, au même titre que la vraie Gueuze, la Bloodpanch et le Kipkap.
Bien à vous,
08:48 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note
24.04.2008
Omelette tomates-pesto de fanes de carottes
OMELETTE TOMATES-PESTO DE FANES DE CAROTTES

Après avoir réalisé l'autre jour le risotto aux fanes de carottes, recette que j'avais chipé gentillement à Tiuscha, j'ai également réalisé avec le reste des fanes (11gr) un pesto. La recette (également de Tiuscha), je l'ai légèrement modifié en ajoutant un peu de parmesan et en métant un mélange de noix de cajou et de pignons de pin, au lieu de 100% de noix de cajou. Je n'en avais pas assez et elles n'étaient pas présalées, donc la raison pour laquelle j'ai rajouté entr'autre du parmesan.
Je me l'étais fait en me disant qu'en semaine où la semaine prochaine je trouverai bien une bonne utilisation pour ce pesto, où que je me ferai bien des simples pates samedi midi avec ce pesto. Je l'ai donc utilisé un peu plus vite que prévu.
Je suis rentré assez tard aujourd'hui et vu que mon épouse est de sortie ce soir dès 20heures pour un rendez-vous d'anciens copains de classe, il fallait préparer un truc vite fait pour elle et les enfants. Ils (madame et le petit diable) ont donc mangé un spagetti bolo maison avec la sauce qui était préparé à l'avance et surgelé, ma fille préférant une purée avec une omelette.
Une fois tout ce beau monde rassasié et madame en route vers ces retrouvailles d'anciens combattants :), je me suis mis à piocher dans mon frigo.
Comme celà arrive fréquemment à Fabienne (Alice au pays des saveurs), j'ai de temps en temps une folle envie d'oeufs. Il me fallait asouvir ce besoin présant avec 4 beaux oeufs de ferme. Puis, je trouvis une grosse tomate coeur de boeuf au frigo, 4 tiges de jeunes oignons et naturellement le petit pot de pesto de fanes. Celà pourrait faire une belle omelette 'paysanne' tout celà.
Et en un deux trois mouvement, l'omelette, bien baveuse, bien fraîche, était devant moi. J'y trempis avec délectation ma tartinne bien beurrée. Un pur bonheur. Et une belle découverte, car ce pesto de fanes ce marriait très bien avec les oeufs à la tomate et je suis 100% certain que je vais au moins faire cette omelette une fois par an.
Voici la recette:

INGREDIENT
Pour le pesto:
- 10 à 13gr de fanes de carottes fraiches
- 7 à 8 cl d'huile d'olive
- 1,5 c.à.s. de noix de cajou (non salés)
- 0,5 c.à.s. de pignons de pin
- 1 c.à.c. de cumin
- 1 pincée de piment d'espelette
- 2 à 3 c.à.s. de parmesan (au goût)
Puis:
- Une belle tomate coeur de boeuf
- sel, poivre
- 4 tiges de jeunes oignons (le blanc + 10 cm de vert)
- 4 gros oeufs
- un peu de lait entier
- ciboulette
PREPARATION
Faire le pesto: mixer tous les ingrédients ensemble jusqu'à l'obtention d'une pâte semi-épaisse. Réserver au frigo pendant une nuit afin que tous les goûts se marient bien.
Faire fondre une généreuse noix de beurre dans une grande poêle et laisser cuire jusqu'à presque noisette.
Pendant ce temps:
1. Couper les jeunes oignons en rondelles
2. Couper la ciboulette et petits morceaux
3. Mélanger les oeufs, sel, poivre et un peu de lait, bien battre ce mélange
Puis, ajouter les jeunes oignons dans la poêle et laisser cuire quelques minutes.
Ajouter les tomates, coupés en fines rondelles. Salez et poivrez les tomates. Après une minute de cuisson, retournez les délicatement et resalez et repoivrez l'autre face. Laissez cuire 1 minute. Tout celà à feu moyen.
Versez 3/4 du mélange d'oeufs sur les oignons et les tomates et laissez cuire l'ensemble. Bougez de temps en temps la poêle afin que l'omelette n'adhère pas à celle-ci et afin que le jaune puisse bien ce glisser partout.
Quand le jaune du dessus de l'omelette est presque dur, versez le reste des oeufs. Laissez cuire quelques secondes. Versez sur chaque tomate une cuillère à café de pesto et étalez légèrement. Parsemez de ciboulette hachée.
Servez l'omelette encore baveuse mais chaude sur le dessus. A déguster sans modération avec du bon pain beurré.

Bon Appétit!
22:05 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.04.2008
J'ai testé: Risotto de fanes de carottes à la scarmoza
RISOTTO AUX FANES DE CAROTTES ET SCARMOZA

Et oui, encore un test. Depuis que je suis dans la blogosphère, j'ai de plus en plus difficile de réaliser des recettes que j'ai en stock dans mes fardes où que j'ai en tête, tant mes yeux et mon cerveau, sont sollicités par des recettes postées par les cuisiniers et cuisinières des différents blogs que je visite.
Alors, aujourd'hui c'est Tiuscha qui est à l'honneur avec une recette intéressante à différents point de vues:
1. Vu les émeutes de la faim, il devient vraiment assez indécent de jetter trop de nourriture à la poubelle. C'est l'ère de la récupe qui s'annonce. On essaye donc de manger des groins et oreilles de cochon, de mettre les pelures des asperges dans une base de soupe aux asperges, de récupérer le vert des poireaux pour faire un 'stoemp' et de récupérer les fanes des radis et des carottes, comme l'a initialisé Tiuscha recemment dans quelques posts. ICI par exemple.
2. Je ne savais pas que les fanes de carottes, celà se mangeait. Après avoir testé, eh oui, ça ce mange. Et même assez bien. Un goût entre le cerfeuil, le persil plat et la coriandre, mais totalement différents des trois.
3. Je ne connaissais pas non plus la scarmoza. C'est un fromage très intéressant. Il fond rapidement, est très crémeux et ne fait pas de fils.
Je n'ai pas beaucoup adapté la recette de Tiuscha: j'ai doublé les quantitées, car pour nous deux, 100gr de riz c'est vraiment trop peu comme plat principal. J'ai remplacé le saké par du mirin, car je n'avais pas de saké et j'ai mis 5cl au lieu de 5ml, car 5ml celà me semblait vraiment très très peu. La prochaine fois j'augmenterai même à 10cl.
Par contre, je n'avais plus de bouillon de poulet maison. J'ai donc pris du bouillon de volaille en cubes. Ce qui a rendu mon risotto beaucoup trop salé, assez limite. Le riz à risotto cuit très lentement et absorbe tout dix fois plus que le ris normal. Il était donc assez gorgé de sel, dommage, car le goût des fanes était amoindri. Prochaine fois j'utiliserai du bouillon maison où du fond de volaille non pré-salé. Ainsi je pourrai doser moi-même le taux de sel.
Je vous mets la recette:
INGREDIENTS (2P)
- 200GR RIZ ARBORIO
- 10CL SAKE (A DEFAUT DU MIRIN)
- 600ML DE BOUILLON DE VOLAILLE (NON SALE)
- 50GRAMMES DE SCARMOZA
- FANES DE 12 CAROTTES
- 2 ECHALOTES
- HUILE D'OLIVE
- PIMENT D'ESPELETTE
- SEL, POIVRE
PREPARATION
Faire revenir les échalotes émincées dans l'huile d'olive.
Ajouter le riz et cuire jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Saler et poivrer, mouiller avec le saké et laisser absorber tout le liquide.
Verser le bouillon en 3 où 4 fois jusqu'à ce qu'il soit absorbé entièrement.
A mi-cuisson, ajouter les feuilles de fanes de carottes.
En fin de cuisson, ajouter la scarmoza, rectifier l'assaisonnement, saupoudrer de piment d'Espelette et servir chaud, décoré de feuilles de fanes de carottes et de quelques copeaux de scarmoza.

Bon Appétit!
22:24 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

