18/01/2010

PHILOSOPHIE : LE PAYSAN CHINOIS

PHILOSOPHIE: LE PAYSAN CHINOIS

Bien que la cuisine prend une très grande place dans ma vie de tous les jours, d'autres domaines attirent également mon attention, pour ne siter que la philosophie, l'astronomie et la musique.

Aujourd'hui, je vous livre un petit conte philosophique chinois, qui, quand je l'ai lu, a fait echo en moi d'une façon assez profonde. Je m'y suis bien reconnu. Dans ma vie de tous les jours, je ne m'énerve pas vite sur les événements, je ne pense pas souvent à la semaine prochaine ou au mois prochain, plutôt au lendemain simplement. Je ne panique pas vite en cas de petits pépins et de petits coups durs (les grands coups durs, heureusement, j'en ai été préservé jusqu'à présent). Je laisse souvent passer la vague et j'attends la suite.

Ce petit conte, qui m'a été envoyé par une sympatique blogeuse en ce début 2010, exprime magnifiquement bien ce que je ressens souvent. J'ai donc apris que je suis quelque part un peu taoïste, car ce conte s'inscrit dans cette tradition phylosophique. 

Il était une fois...

Un paysan possédant un magnifique étalon blanc. Or, il se trouvait que l'empereur, voulant faire un cadeau d'anniversaire à son fils, cherchait justement un tel cheval rare. Il avait envoyé des émissaires dans tout l'empire et ces derniers étaient revenus bredouilles. Un jour, un de ces hommes arriva au village du paysan et appris l'existence de cet étalon. Il alla trouver le paysan afin de lui faire une offre des plus généreuse.

Les voisins et autres villageois qui avaient accourus le félicitèrent de sa chance et de sa richesse promise. Mais le paysan aimait tant son étalon qu'il n'accepta pas l'offre. L'émissaire eut beau doubler, tripler la somme, rien n'y fit. Le paysan resta inflexible et l'émissaire dû repartir bredouille. Alors les gens lui dirent qu'il était complètement fou d'avoir refusé cette chance exceptionnelle. Le paysan leur répondit simplement: "Est-ce bien, n'est-ce pas bien, qu'est-ce qu'on en sait?".

Quelques temps plus tard, l'étalon brisa son enclos et s'échappa dans la forêt. Alors les villageois dirent au paysan: "Quel malheur, tu as refusé la fortune et maintenant, tu n'as même plus ton cheval!". Il leur dit encore une fois: "Est-ce bien, n'est-ce pas bien, qu'est-ce qu'on en sait?".

Quelques jours passèrent et soudain, un matin, le paysan a la stupéfaction de voir son étalon revenu dans son enclos en compagnie... d'une magnifique jument de la même pure race. Les villageois lui dirent alors: "Quel chance incroyable tu as. Tu n'avais plus de cheval et maintenant tu as deux pur-sang. Tu va pouvoir faire un élevage et t'enrichir!". Le paysan dit (on s'en doutait): "Est-ce bien, n'est-ce pas bien, qu'est-ce qu'on en sait?".

La semaine suivante, le fils du paysan voulant dresser la jument fit une chute et se brisa la jambe. Alors les villageois dirent à son père, tous en chœur: "Quel malchance, à cause de cette jument, ton fils sera immobilisé longtemps et ne pourra pas t'aider aux champs!". Imperturbable, le paysan répéta : "Est-ce bien, n'est-ce pas bien, qu'est-ce qu'on en sait?".

Puis l'empire connût la guerre. Les soldats vinrent donc au village avec ordre de recruter tous les jeunes hommes valides. Mais le fils du paysan,avec sa jambe cassée fût le seul à y échapper. Les villageois atterrés d'avoir perdu peut-être même à jamais leurs fils dirent au paysan: "Tu es bénis des dieux, vois comme ta famille a été la seule épargnée!". Mais le paysan toujours aussi serin ne put que leur dire encore et toujours la même chose:"Est-ce bien, n'est-ce pas bien, qu'est-ce qu'on en sait?". 

Pensez à ce texte quand vous serez confronté avec les petits aléas de la vie de tous les jours. Parfois, il est mieux d'attendre un peu avant de s'énerver, de paniquer, de voir la fin du monde.

Et même à une échelle macro, au niveau d'un pays, du monde même, celà peut s'appliquer. Celà tient alors naturellement pas compte des individus, mais des groupes d'individus.

Ce qui se passe en ce moment à Haïti par exemple, est très grave, affreux pour les gens qui vivent là-bas, une honte même que ce pays ait été laissé à l'abandon pendant des dizaines et des dizaines d'années. Mais on peut espérer que ce conte s'appliquera également à eux et que ce sera plutôt du bien au final qui pourra en ressortir et que ce pays connaîtra enfin son essor.

Ce conte est bien beau, mais il ne faut pas oublier la réalité du moment. Je vous demande donc à tous de mettre votre égoïsme de côté et de verser un don pour Haïti, que ce soit via Médécins du Monde ou via par exemple 750gr (en postant une recette chez eux), ils en ont bien besoin là-bas! Merci pour eux.

Bonne Journée,

 

09:26 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (0)

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