02/11/2011

TAXER LA GRAISSE!!!!

TAXER LA GRAISSE

 

Un petit texte traduit du néerlandais. Il a été écrit et publié par Nick Trachet dans Brussel Deze Week.

Je le trouvais assez intéressant pour le traduire pour vous.

Ce qu’il écrit ne m’étonne guèrre, mes ancètres vivaient assez vieux en mangeant du lard, du beurre, du saindoux,

du Fromage de Bruxelles, du fromage blanc entier, du yaourt entier, du lait entier, de la crème….

 

 

Taxer la graisse ?

 

Le Danmark a instauré une taxe sur la graisse.

La Hollande réfléchit sur une taxe sur la viande (les animaux y ont en effet une représentation officiële au Parlement).

La politique se montre donc à nouveau sous un jour ridicule.

Ou pour le dire avec les mots du dimplômate (et gastronome) français Talleyrand : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute ».

 

Car quand il y a un crime, chèr lecteur, le but recherché est que quelqu’un (le criminel) en bénéficie.

Une faute par contre, ne bénéficie à personne.

 

Pourquoi un homme devrait-il grossir de manger du gras ? Ceci est une relique des croyances magiques des hommes des cavernes,

Il y a des millénaires. On dit que ceux-ci mangeaient leurs ennemis afin de s’emparer de leur force et qu’ils mangeaient de la viande

de gazelle pour courir plus vite.

 

Mais est-ce-que de nos jours il existe encore quelqu’un de sensé pour croire que si on mange des

pigeons on arrivera à voler mieux ou que le fait de manger de la cervelle cuite nous rendra plus intélligent ?

Non. Nous savons déjà depuis longtemps que notre metabolisme ne fonctionne pas ainsi.

 

Pour grandir et guérir de blessures, nous devons manger des proteïnes. Le sucre et le gras nous apportent l’energie. Ils sont notre charbon

et notre essence. Mais dans nos cellules, uniquement le glucose, un sucre, est utilisé comme carburant ; la graisse est décomposée et ne

circule quasiment pas dans notre sang. La graisse est décomposée et notre corps la transforme en glucose. Quand il y a plus qu’assez de

glucose dans notre sang, notre corps indique, via la production d’hormones, qu’il est temps de réserver ce surplus pour des temps de

disette ou de maladie. Cette fabrication de réserve est ce que nous appelons ‘du gras’.

 

Quand nous mangeons beaucoup de sucre, nos cellules graisseuses vont donc se gonfler (nous n’en fabricons pas de nouvelles, leur quantitée

est stable depuis la naissance). Brillat-Savarin avait déjà observé cela à la fin du 18e siècle. Dans sa ‘Physioloie du goût’ il remarqua que les gens gros

semblaient toujours être des grands amateurs de pain. Et le pain est composé d’amidon et l’amidon est un sucre.

 

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la plupart des régimes existants étaient des régimes pour grossir. Etre gros était sain. Mais grace aux

anti-biotiques, les maladies ne nous assomment plus, nous sommes moins souvent malades et ce ne sont plus nos réserves d’énergie qui nous

permettent de survivre mais les medicaments efficaces. Nous n’avons donc plus besoin de nos petits coussins de gras pour rester en bonne santé.

Après les Golden Sixties, la norme devint d’être le plus sceletique possible, et être gros devint ‘un problème’. Brillat-Savarin est relegué aux oubliettes

et avec la logique d’un homme des cavernes nous allons ensemble sollutionner le problème.

 

Nous allons manger moins de graisse, et moins d’acide gras saturé. Et quel est le constat ? Eh ben, après 30 ans de margarine, d’huile d’olive, de fromage

‘light’ et de yaourt maigre, nous voyons le résultat. Jamais dans l’histoire, avons-nous mangé moins de graisse et jamais dans l’histoire, avons-nous été

aussi gros. Il y a une vraie peur du surpoids. Et pourtant nous devenons tous obèses ?

 

Andreas Eenfeldt, un docteur suédois qui s’occupe de diëtique, va même si loin qu’il a trace le début de l’explosion de l’obésité en 1984, justement l’année

du début de la campagne américaine pour moins de cholesterol et moins de graisse dans l’alimentation.

 

Quand nous diminuons la consommation de quelque chose, nous devons naturellement compenser avec autre chose. Dans tous ces produits ‘light’ (qui

n’ont jamais fait perdre un seul gramme à quiconque), la graisse a été remplacée par du sucre, et de préférence par le sucre le plus bonmarché, le fructose.

Ces sucres rendent notre organisme sourd aux cris de nos hormones. Le fructose nous rend resistent à la leptine, comme on nomme cette hormone dans le

jargon médical. La leptine est l’hormone qui brûle les graisses. Quelqu’un qui a continuellement du sucre dans le sang, empêche que ses réserves de graisse

soient utilisés. Il n’y a alors plus qu’ajout, mais plus de diminution.

 

On dit souvent que l’obésité est la conséquence d’un manque de mouvement et de trop de grignottage. Il faut savoir que la résistence à la Leptine rend les

gens appatiques et affamé, avec comme conséquence qu’on mange encore plus de sucre.

La ‘cause’ est donc en fait la conséquence.

 

Le Professeur Lustig de Californie a prouvé que les personnes obèses, quand on leur administre de la leptine, se remettent spontanéement au sport.

 

La bataille contre le ‘gros ventre’ ne doit donc pas être gagné en rendant la graisse plus onéreuse, mais en bannissant les sucres inutiles de notre alimentation.

Cela ne va pas aider tout le monde, mais tout de même la majeure partie de ceux entre nous qui ont un surpoids et n’arrivent pas à maigrir quoi qu’ils fassent.

 

Ceci était aussi le secret derrière le fameux régime Atkins, régime qui fonctionnait mais envers lequel les spécialistes s’exclamaient en disant que cela ne pouvait

pas être bon pour la santé. Après sa mort, il est maintenant prouvé qu’il avait raison.

 

En Suède il y a une révolution dans la nourriture. Eenfeldt demontre que dans son pays, l’obésite grandissante est inversémment proportionelle à la vente de

beurre. Dans les derniers trente ans, la vente de beurre a chuté aussi vite que le nombre de cas d’obésité supplémentaires. Depuis quelques années on note

un revirement clair : le nombre de cas diminue et la vente de beurre augmente à nouveau.

 

Messieurs qui nous gouvernent, ne vous laissez pas diriger par ce qui nous dicte le language populaire. Les gens croient ce que les vendeurs de graisses non-saturées

et surtout de sucres leur font croire. Maigrir en mangeant du lard et des œufs et de la béarnaise, c’est tout à fait possible. Des milliers de personnes l’ont fait l’année

passée en Hollande et ils ont perdus en moyenne 10 kg en 10 semaines. Maigrissez, manger du gras ! Etre en bonne santé grace à une taxe sur la graisse, faites croire cela aux

oies (à foie gras). Bon Appétit !

 

 

00:43 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

J'ai pour habitude de raconter que lorsque j'étais gamine ma mère cuisinait des plats consistants toute la semaine. Les repas de midi étaient composés invariablement d'une entrée, d'un plat "de résistance" : cassoulet, ragouts, blanquettes, lentilles au petit salé..., d'un dessert : fromage et fruits. Au repas du soir nous avions toujours de la soupe de légumes divers et variés. Les gouters, jamais sautés, se composaient de pain beurré avec du chocolat noir ou de yaourts au lait entier. Nous ne mangions des desserts sucrés que le dimanche à midi. Sans être excessivement gras ces repas n'étaient pas, non plus, maigres, loin de là et chez moi tout le monde était mince voire très mince... cherchez l'erreur. Erreur, je crois qu'il n'y en a pas.

Écrit par : nadine | 02/11/2011

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Excellent cet article !

Écrit par : Marie-Claire | 02/11/2011

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Bonjour,

Je me permets d'intervenir, ceci est mon premier message sur ce site, car il y a une énorme faute dans l'article. Je suis étudiante en médecine et ai du m'avaler (et par malheur c'était mal cuisiné) de la biochimie. Le gras NE PEUT PAS se transformer en sucre.
En fait les deux énergies du corps sont la graisse et le sucre. Les protéines constitue notre charpente (les os), notre force (les muscles) et notre isolant (la peau, les cheveux, les poils,...). Par contre, le cerveau et les globules rouges, ne peuvent que consommer du sucre (c'est d'ailleurs pour cela que la glycémie est maintenue a un taux stable, pour que ces deux tissus puissent continuer à vivre). En cas de jeûne, de disette ou entre les repas, le gras est utilisé par les cellules pour produire leur énergie (la béta-oxydation des acides gras dans les mitochondries des cellules), sauf, comme vous l'avez sans doute compris, au niveau des globules rouges et du cerveau. Le glucose est fabriqué en détruisant des protéines (comme si donc on se cassait soi-même, puisque cela atteint tant notre charpente que notre force et que notre isolant).
Voilà, j'espère que vous avez trouvé cela intéressant.
Bonne journée

Écrit par : Di Giacomo Margaux | 11/11/2011

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