29.12.2010
Le menu du réveillon de Nouvel An 2010
LE MENU DU REVEILLON DE NOUVEL AN 2010
C'est qu'on y est presque. Bon, moi j'y suis déjà depuis hier: courses, premières mises en places, réservations, planification, timing....
Comme chaque année depuis déjà quelques années maintenant, je fête le Nouvel An avec mes amis, Alain et Pascale. D'habitude je cuisinais chez eux, mais avec ma nouvelle cuisine, cette année, c'est chez moi. J'ai de la place maintenant, tous mes outils préférés à portée de main.
Et comme chaque année je me dois d'éssayer d'élaborer un menu innovant, plein de surprises et de découvertes. Je peux aller un peu plus loin qu'à Noël, sortir un peu plus des sentiers battus. Alain et Pascale, et aussi leur fils Kevin, sont des bons clients, toujours prêts à éssayer du neuf, de l'inconnu. On va donc éssayer de garder le cap.
Nous débuterons avec trois amuses autour des produits de la mèr: les moules, le maquereau et le king crab.
Première amuse: escabèche de moules aux petits légumes et curcuma Interessant de faire autre chose que les éternelles moules frites et moules gratinées. Pas trop difficile à réaliser et tout peut se faire à l'avance. Il ne reste plus qu'à dresser.
Deuxième amuse: maquereaux farics à la coriandre, pôchés à 52°, granité de gingembre, crunch d'algues, concombre mariné au ponzu/mirin, pomme granny smith J'avais envie de mettre en valeur ce poisson tellement délaissé sur nos tables et pourtant adoré par les chefs. Une recette exotique comme je les aime. Bon va falloir encore trouver le ponzu (ou s'en passer et remplacer par autre chose) et un thermomètre qui fonctionne, car le mien, pffff.
Troisième amuse : king crab de Barents au lard de Colonnata, olives taggiasches, beurre rouge. Une recette de Christophe Pauly du restaurant 'Le Coq aux Champs'. Je n'ai encore jamais cuisiné le king crab.
Après ces trois amuses légères, il est temps pour du plus lourd. J'ai réalisé aujourd'hui mon premier foie gras en terrine: terrine de foie gras au confit de figues sèchées et ketjap manis, gelée de riesling et raisins sultana, sel maldon Mais je ne suis pas du tout certain de servir mon foie gras. J'ai eu beaucoup de mal à le réaliser et je ne suis pas du tout certain du résultat final. J'avais pourtant mis un bain marie d'eau à 70°C dans un four préchauffé à 120°C. J'avais pourtant mis un thermomètre dans le centre de la terrine. Après 45 minutes de cuisson à 120°C, mon thermomètre affichait péniblement 20°C. J'ai donc prolongé de 15 minutes à 150°C. Résultat: 26°C. La je me dis, soit mon thermomètre n'aime pas les foie gras, soit mon four (assez nuef pourtant) décone grâve. J'ai donc remis pour 15 minutes, même plus je pense, à 150°C mais plus en chaleur tournante (je pense que le problème réside là). Un temps de cuisson tout de même long et j'ai eu peur de prolonger encore au-delà, de peur que tout le foie gras ne fonde. Je l'ai mis en presse après mais selon moi, le foie n'est pas assez cuit mais à trop fondu. Je vais voir le jour J mais je crains de devoir servir une foie gras 3/4 cuit. Pourtant au goût c'est bon, bien assaisonné.
Après le foie gras, je vais servir un velouté de châtaignes au faisan, crème de truffes et râpée de châtaignes. Une recette améliorée avec quelques astuces de Michel Bras. Toujours bon, un velouté dans un menu de fête.
Puis suivront deux plats (avec quantitées raisonables), un au poisson et un à la viande. Le premier est une recette de Pierre Gagnaire: un saumon mariné au malt d'orge, gelée de fenouil. J'espère trouver encore mon malt d'orge demain chez un brasseur. Recette très originale.
Après, un filet d'agneau en croûte d'herbes, pommade de 'bintjes' à l'ail, oignons aux oignons, poivron jaune confit, jus Je sais que ce n'est pas vraiment la saison de l'agneau, mais j'ai eu ma dose de gibier et de porc pour le moment. J'avais vraiment très envie d'agneau. Je rassure Pascale (j'avais oublié qu'elle n'aimait pas les oignons), c'est appart et il y a d'autres accomagnements comme tu peux le voir.
Comme dessert, des pommes royales, façon Geert Van Hecke (avec parfait citroné, sabayon au calvados, pommes confites, crumble de noix....), un dessert bien festif.
Pas de fromage cette année, avec le mauvais temps je n'ai pas trouvé l'occasion d'aller à Stambrugge chez Jacquy. Donc pas de Cange, pas de fromage du tout, na! On en mangera après les fêtes.
Voici donc le menu, maintenant au boulot, faut réaliser tout ça d'ici vendredi soir.
A +
23:30 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.12.2010
Repas de Noël 2010 : le menu
REPAS DE NOEL 2010 : LE MENU
Cette semaine, pas de cuisine pour moi avant le weekend. J'éssaye d'aider un maximum les enfants, et surtout le fils qui est en première secondaire, avec les examens. Un peu moins de temps donc à consacrer à la popotte quotidienne, mais madame s'en charge très bien. Le peu de temps qu'il me reste de libre, je réfléchis aux fêtes.
Comme quasiment chaque année, le repas de Noël et le repas du Nouvel An, c'est pour bibi, et c'est avec beaucoup de plaisir que je me mets aux fourneaux pour faire plaisir gustativement à ma famille et à mes amis. Et même si on cuisine tous les jours, les jours de fête comme le sont les réveillons de Noël et du Nouvel An, on éssaye de faire encore mieux que d'habitude.
Cette année j'ai pris un peu de retard dans l'élaboration des menus, phase qui précède la phase de planifications des réservations et achats de produits, qui elle même précède celle de la planification de la mise en place, puis la planification de la finalisation et du dressage. C'est du boulot et généralement il me faut plusieurs jours pour réaliser à chaque fois le menu.
Comme les années précédentes, Noël, nous le fêtons en famille avec mes parents et les parents de mon épouse. Il y aura aussi ma tante Yvonne, ma tante préférée, que je ne vois pas souvent à cause du train train quotidien. Les enfants auront droit, comme chaque année, à un bon spaghetti, celà m'évite d'entendre les éternels 'c'est pas bon', 'on n'aime pas ça', 'c'est quoi, c'est bizarre'.... Je cuisinerai donc pour 7 personnes à Noël. Le Nouvel An, nous le fêtons avec des amis et je n'ai pas encore un début de menu et je ne sais pas encore pour combien de personnes je vais devoir cuisiner. Je me donne jusque dimanche prochain au plus tard pour goupiller tout ça.
Le menu de Noël, je m'y suis enfin décidé. Je l'ai finalisé dimanche entre les révisions de Latin du filston. Il faut s'imaginer ce menu avec des portions très petites par personne, car à un certain âge, la capacité d'ingurgiter une demi dinde après avoir repris trois fois de la soupe et d'avoir avalé une trentaine de petites mises en bouche, diminue. Il faut donc s'adapter au niveau du nombre de plats et des quantités sur les assiettes. En 2009 c'était un peu 'too much', je vais donc éssayer de rester raisonnable.
On commencera la soirée avec un trio de mises en bouche autour du THE, avec une au thé vert, une deuxième au thé noir et une troisième au thé fumé. Je voulais leur faire découvrir les possibilitées d'utilisation de thé en cuisine et comme il ne s'agit que de mises en bouche, je ne prends pas trop de risque.
1a. PETIT ENCORNET FARCI A LA QUEUE DE BOEUF, JUS MOUSSEUX AU THE VERT SENCHA JAPONNAIS : une recette que j'avais déjà réalisée pour le concours de La Marine à Noirmoutier et que je sers ici sans l'escabèche de panais. En plus, il me reste encore assez de farce au surgélateur pour ne pas devoir en refaire. Il est possible que je ne serve qu'un demi encornet par personne, celà dépendra de la taille des encornets.
1b. CREVETTES GRISES PRISONIERES DANS LEUR BOUILLON, COULIS DE PERSIL, CREME DE POMMES DE TERRE ET CHOUX FLEUR FUME AU THE LAPSANG SOUCHONG Une mise en bouche que j'avais déjà réalisé en 2009 pour le Nouvel An et que ma petite femme me réclame. On va donc refaire ça avec plaisir, puisque c'était très bon.
1c. SHABU SHABU DE LIEU JAUNE AU THE NOIR THIASHOLA CARRINGTON, REMOULADE CELERI AU GINGEMBRE Il fallait tout de même faire au moins une recette inédite. Cette recette je l'ai puisée dans l'excellent livre de Sylvain Sendra & Carine Baudry: La Cuisine au Thé. J'aime bien la recette pour la cuisson du lieu cru à table dans le bouillon infusé au thé encore bien chaud et son accompagnement de remoulade fraîche.
Pour ne pas brusquer les estomacs trop vitre après ce petit trio, on servira un SAUMON GRAVLAX MAISON, accompagné de sa petite sauce sucrée et à l'aneth et le mélange du trappeur.
Avant le plat, une petite soupe que Anne (Jardins de Pomone) connait très bien et que j'ai déjà pu testée avec beaucoup de succès au nouvel an de 2010: VELOUTE DE TOPINAMBOURS EPICE.
Comme plat, puisqu'ils adorent ça, j'ai opté pour du gibier, un filet de biche. Je vais le servir avec la même sauce et les mêmes accompagnements que ceux réalisés pour le Concours St Hubert. C'est sur demande de mami qui veut goûter tout ça. Donc va pour : FILET DE BICHE, SAUCE A LA ORVAL, PARMENTIERS AUX CAROTTES FONDANTES, CONFIT DE KUMQUATS.
On finira par un petit morceau de fromage (même deux) de chez notre affineur préféré JACQUY CANGE, probablement que deux pour rester raisonable. Il faut absolument qu'on fasse découvrir ses merveilles à un maximum de personnes, c'est top!
Pour le final, un MI-CUIT AU CHOCOLAT MAISON avec un COULIS DE MANGUES Et une bonne jatte de café de Nescafé Dolce Gusto, qu'il est bon ce café!! C'est plus chouette la pub quand c'est non-sponsorisé!!
Comme accords vin avec tout celà:
MISES-EN-BOUCHES avec du Champagne
SAUMON GRAVLAX avec du Genièvre
SAUMON GRAVLAX et VELOUTE DE TOPINAMBOURS avec CHEVERNY du DOMAINE DE MONTCY
VELOUTE DE TOPINAMBOURS et FILET DE BICHE.... avec VIOGNIER LES PILIERS
FILET DE BICHE avec COTES DU ROUSSILLON LES SORCIERES DU CLOS DES FEES d'Hervé Bizeul
MI-CUIT AU CHOCOLAT et son COULIS DE MANGUES avec du MAURY ou du MOSCATEL DE SETUBAL
A bientôt,
22:17 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
19.10.2010
Lire les codes barres
LIRE LES CODES BARRE
Afin de savoir ou sont produites les denrées que vous achetez au supermarché, rien de plus simple, il suffit de lire le code barre et surtout regarder les deux à trois premiers chiffres. Ils déterminent le pays d'origine.
| Code pays | Pays | Code ISO du pays |
|---|---|---|
| 00 à 13 | USA & Canada | us & ca |
| 20 à 29 | Usage privé uniquement | |
| 30 à 37 | France | fr |
| 380 | Bulgarie | bg |
| 383 | Slovénie | si |
| 385 | Croatie | hr |
| 387 | Bosnie Herzegovine | ba |
| 400 à 440 | Allemagne | de |
| 45 & 49 | Japon | jp |
| 460 à 469 | Fédération de Russie | ru |
| 471 | Taiwan | tw |
| 474 | Estonie | ee |
| 475 | Lettonie | lv |
| 476 | Azerbaijan | az |
| 477 | Lithuanie | lt |
| 478 | Ouzbekistan | uz |
| 479 | Sri Lanka | lk |
| 480 | Philippines | ph |
| 481 | Belarus | by |
| 482 | Ukraine | ua |
| 484 | Moldavie | md |
| 485 | Arménie | am |
| 486 | Georgie | ge |
| 487 | Kazakhstan | kz |
| 489 | Hong-Kong | hk |
| 50 | Royaume-Uni | uk |
| 520 | Grèce | gr |
| 528 | Liban | lb |
| 529 | Chipre | cy |
| 531 | Macédoine | mk |
| 535 | Malte | mt |
| 539 | Irlande | ie |
| 54 | Belgique & Luxembourg | be & lu |
| 560 | Portugal | pt |
| 569 | Islande | is |
| 57 | Danemark | dk |
| 590 | Pologne | pl |
| 594 | Roumanie | ro |
| 599 | Hongrie | ie |
| 609 | Ile Maurice | mu |
| 611 | Maroc | ma |
| 613 | Algérie | ie |
| 619 | Kenya | ke |
| 619 | Tunisie | tn |
| 621 | Syrie | sy |
| 622 | Égypte | eg |
| 624 | Lybie | ly |
| 625 | Jordanie | jo |
| 626 | Iran | ir |
| 627 | Koweit | kw |
| 628 | Arabie Saoudite | sa |
| 629 | Émirats Arabes Unis | ae |
| 64 | Finland | fi |
| 690 à 693 | Chine | cn |
| 70 | Norvège | no |
| 729 | Israël | il |
| 73 | Suède | se |
| 740 | Guatemala | gt |
| 741 | Salvador | sv |
| 742 | Honduras | hn |
| 743 | Nicaragua | ni |
| 744 | Costa Rica | cr |
| 745 | Panama | pa |
| 746 | République Dominicaine | do |
| 750 | Mexique | mx |
| 759 | Venezuela | ve |
| 76 | Suisse | ch |
| 770 | Colombie | co |
| 773 | Uruguay | uy |
| 775 | Pérou | pe |
| 777 | Bolivie | bo |
| 779 | Argentine | ar |
| 780 | Chili | cl |
| 784 | Paraguay | py |
| 786 | Équateur | ec |
| 789 | Brésil | br |
| 80 à 83 | Italie | it |
| 84 | Espagne | es |
| 850 | Cuba | cu |
| 858 | Slovaquie | sk |
| 859 | République Tchèque | cz |
| 860 | Yougoslavie | yu |
| 867 | Corée du Nord | kp |
| 869 | Turquie | tr |
| 87 | Pays-Bas | nl |
| 880 | Corée du Sud | kr |
| 885 | Thailande | th |
| 888 | Singapour | sg |
| 890 | Inde | in |
| 893 | Vietnam | vn |
| 899 | Indonésie | id |
| 90 et 91 | Autriche | at |
| 93 | Australie | au |
| 94 | Nouvelle-Zélande | nz |
| 955 | Malaysie | my |
| 958 | Macao | mo |
| 977 | Périodiques (ISSN) | |
| 978 & 979 | Livres (ISBN) | |
| 980 | Reçus de remboursement | |
| 981 et 982 | Coupons | |
| 99 | Coupons |
Ceci pourra donc vous aider dans vos choix, en choisissant de préférence les produits des pays les plus proches et surtout d'éviter un maximum les produits venant de Chine, Hong Kong, Vietnam et Thaïlande, car il n'y a pas du tout de controle sur les aliments là-bas. Et je ne dois pas vous faire un dessin sur tous les produits toxiques qu'ils utilisent là-bas pour conserver et fabriquer les produits.
Je ne suis pas toujours daccord avec l'AFSCA en Belgique, mais un minimum de contrôle est tout de même nécessaire, et quand il est logique et bien fait, sans parti pris, ok pour moi.
A bon entendeur, salut!
21:29 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.10.2010
Les faux produits du terroir
LES FAUX PRODUITS DU TERROIR
De nos jours, le consommateur a à nouveau tendance de se tourner de plus en plus vers les produits artisanaux, les produits locaux et les produits du terroir. Cela le rassure et il a, à juste titre, le sentiment d'améliorer la qualité dans son assiette.
Malheureusement, comme toujours, le commerce prend toujours un peu d'avance lorsqu'il y a des modes. Tous les produits du terroir ne sont pas des vrais produits du terroir. En disant cela, je ne dis pas forcement que se sont des mauvais produits, quoi que, parfois..... Mais le fait est que le consommateur est berné et cela, il faut le dénoncer. Il y a des centaines d'exemples, mais certains sont tellement proche de nous, que l'on ne s'y attarde plus.
Quelques exemples dans un mail reçu recemment (source Ministère de l'agriculture):
LES CHAMPIGNONS DE PARIS
De Paris, ils n'ont que le nom. Pire: 88% d'entre eux ne viennent même pas de France, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des Etats-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs.
En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale, mais qui n'est donc que 12% du global consommé dans le monde.
LA CHARCUTERIE CORSE
Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français. Et pourtant: la charcuterie corse ne dispose d'aucune "Appellation d'origine contrôlée". Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90%. Ainsi par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions 'produit de l'ile de Beauté' sur les étiquettes, le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.
Maintenant, sur les petits marchés, vous allez évidemmen encore trouver de temps en temps des vrais produits.
LE JAMBON D'AOSTE
C'est l'un des jambons les plus consommés en France, mais ce dernier n'a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d'Aoste.
Ce produit est en fait fabriqué en France à partir de carcasses chinoises et américaines, dans une commune du même nom mais située en Isère. Et contrairement à son homologue transalpin, qui est un jambon cru, il s'agit d'un jambon mi-cuit. Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée 'Jambon d'Aoste' a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie.
Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambiuïte cesse. La marque a depuis été renommée 'Jambon Aoste'.
L'A.O.S. DE BRETAGNE
Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d'une "Appellation d'origine contrôlée" qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose: posséder au moins un lieu d'emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82% des matières premières proviennent du monde entier.
Ainsi, les carcasses de porcs, souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouilles importés pour la plupart de Corée.
L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries 'De Bretagne', rejoignent ainsi la mythologie des produits Bretons, comme le beurre et la patisserie, dont 73% provient de la communauté Européenne et d'Asie.
LA MOUTARDE DE DIJON
Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du...... Canada!
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie: à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat: 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.
LE COUTEAU LAGUIOLE
L'abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche.... Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d'authenticité.
Erreur! Malgré leur charme et leur beauté, elles n'attestent ni de l'origine du couteau ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n'a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d'un siècle l'objet de contrefaçons en France et à l'étranger. 80% proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat: moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais.
LE SAVON DE MARSEILLE
Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampilés 'Savon de Marseille' ne sont pas fabriqués dans le Sud-Est.
Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-Age, l'appelation n'est pas protégée. Résultat: les plus gros fabricants sont aujourd'hui Chinois et Turcs! Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons passant à Marseille, uniquement pour être parfumés et emballés.
LE MELON CHARENTAIS
C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture.
Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charentes ne possède pas d'AOC. Résultat: 80% des melons charentais que l'on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc, des Caraïbes, de Chine et du Sénégal....
LE CAMEMBERT
Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés.
Une explication à ce phénomène: tombé dans le domaine public, le nom "camembert" peut-être utilisé par n'importe quel proucteur de n'importe quel pays. Et malgré une AOC 'Camembert de Normandie', qui existe depuis 1983, de nombreux fabricant utilisent le terme très proche de 'Camembert fabriqué en Normandie'.
Les différences: du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle.
Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse.
Matières premières importées de l'étranger (30% du lait vient de Chine, 50% de toute l'Europe).
Etiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers, ....
L'HUILE D'OLIVE
Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux.
En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient 'conformes' à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive.
Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC "Huile de Provence", de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme 'huile de Provence-Côte d'Azur'. Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur.
Il y en a plein d'autres. Un seul conseil donc, car nous sommes tous tôt ou tard victimes de cette arnaque: visitez le plus possible les artisans locaux, les fermiers tout proches, les producteurs artisanaux des environs. Allez jetter un coup d'oeil dans leur production, posez des questions, renseignez vous. Faites les bons choix en connaissance de cause.
Bonne Nuit,
23:33 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.09.2010
BRETAGNE 2010: une mélodie parfaite 3e partie
BRETAGNE 2010 : UNE MELODIE PARFAITE 3E PARTIE
Troisième journée en Bretagne avec les amis et qu'est-ce-qu'on est bien. La visite d'un petit marché pour acheter de quoi pique-niquer à l'ombre des arbres de l'Ile d'Arz un peu plus tard. La traversée en zodiac avec Capitaine Haddock me stressait un peu au départ, car celà me rappelait trop mon mal de mer de l'année d'avant. Mais bon, l'eau était tout de même plus calme dans le Golfe et la traversée s'est bien passée. Mais j'étais tout de même très content de pouvoir m'asseoir sur la terre ferme de l'île. Une belle petite pause avec ce beau soleil qui traversait les branches et les feuilles des arbres. Quelques impressions d'un bout de cette belle île très paisible. En France il n'y a pas à dire, mais on a réussi à préserver beaucoup plus de belles choses que chez nous en Belgique. Il était temps de reprendre le zodiac pour naviguer vers d'autres rivages. Marie-France et Fabienne se sont même osé à faire la trempette dans le Golfe à côté du zodiac. Sabine a failli y aller, mais une grosse méduse a eu raison de son courage. Quand à moi, je devais tenir compagnie au capitaine, prendre des photos et tenir xcel afin qu'il ne saute pas dans l'eau pour aller patauger avec Fabienne. J'avais pourtant une très très très grande envie de plonger également dans l'eau, grand nageur intrépide que je suis. Le soir, comme d'hab on va dire, du bon njam njam et du bon glouglou, surtout des légumes du jardin de Patrice en ratatouille, de l'agneau avec une sauce crème à l'ail rôti sur le barbecue et plein d'autres bonnes choses. Le lendemain, lundi 19 juillet nous sommes partis tous pour un minitrip vers Bénodet avec quelques haltes, entr'autre à Pontaven et dans un petit village sur le porc pour pique-niquer sur le pousse. En fin d'après-midi, les 3 filles avaient à nouveau un irrésistible envie de faire trempette. Moi, comme d'hab, prendre les photos, faire attention aux vestes et sacs à main et aussi à XL, le chien de Fabienne. Mais le monstre à profité d'un moment d'inattention et à foncé droit devant, bravant les vagues avec ses petites pattes afin d'aller s'amuser avec sa maîtresse. Qui, elle, s'est saisie car ce n'était pas dans ses habitudes. N'est-il pas mignon, bien mouillé encore après s'être frotté dans le sable? Le soir nous avons mangé sur place. Après une bonne heure d'hésitation et avoir visité quelques village en quête de la perle rare gastronomique, c.à.d. cadre agréable, cuisine terroir, pas trop de chichis, pas trop cher et unique (que nous n'avons pas trouvé), nous avons pour finir opté pour une crêperie traditionnelle très sympathique. Fabienne y a démontrer avec beaucoup d'entrain qu'elle était vraiment très gourmande, même plus que Patrice. Après une double ration de crêpes au roquefort, elle a encore trouvé une petite place pour une crêpe sucrée, la plus complète et gourmande de la carte. Si vous allez à Bénodet, cette crêperie mérite toute votre attention, rapport qualité prix très très bon. CREPERIE DE BENODET 8, AVENUE DE L'ODET 29950 BENODET 02 29 40 29 26 Le retour (plus de deux heures) vers le camping, fort tard et sur des routes non-éclairées, fût par contre assez pénible pour les conductrices. Je les remercie encore pour leur effort surhumain de rester éveillé après cette belle journée et nous avoir ramener à bon port vers 1 heure et dès du matin. La dernière demi-journée ensemble, le mardi (Patrice nous avait entre-temps déjà quitté pour aller bosser), le moral déjà un tout petit peu dans les tallons car la fin approchait. Fabienne s'en est aller la première rejoindre son mari. Nous avons encore dégusté quelques bonnes assiettes avec Marie-France au soir dans un petit resto du coin avec vue sur le Golfe. Une très belle vue en fin de soirée. Avant que j'oublie, nous avons été subjugé par un vin de dessert que nous avait servi Marie-France lors d'un des repas du soir. Un vin de dessert, servi avec des gariguettes du pays. Un délice. Sabine, qui n'aime vraiment que les vins doux, a adoré. Nous allons certainement en chercher en Belgique. Le vin, du Bonnezeaux 'Domaine des Fontaines' de chez Alain Rousseau. Voilà, un très beau séjour s'achève ici. Nous avons eu bien du mal à récupérer de ce trip. Heureusement, nous avions encore quelques jours de congé après, que nous avons passés à la côte Belge avec entre-autre une visite de Bruges, une ville encore pas mal préservée des saccages immobilier. Un petit aperçu.
16:55 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
BRETAGNE 2010: une mélodie parfaite! 2e partie
BRETAGNE 2010 : UNE MELODIE PARFAITE! 2e PARTIE
Suite de mon séjour mémorable en Bretagne.
Après un bon petit déjeuner en compagnie de Patrice, nous nous sommes dirigés vers le marché de Vannes. Marie-France et Fabienne étaient parties au petit matin pour une virée 'dédicace' entre copines. Oh, mais vous ne savez certainement pas que notre Marie-France, en dehors d'être une défenseuse du terroir gustatif de sa Vendée, est aussi une fan de la belle écriture, de poësie et d'histoires, surtout quand celles-ci flairent également bon le terroir. Et, elle a publié une de ses histoires dans un très beau livre, que voici:
Nous voilà donc parti à la decouverte de Vannes et de son marché. Voici quelques impressions de Vannes:
Après une petite crèpe (deux pour Patrice, le gourmand) prise sur le pouce, retour au camping, fare niente, rangement, lecture, repos en attendant les dames. En fin de journée, Patrice m'emmène dans un vivier, le coquin y avait réserver deux beaux exemplaires d'homard bleu. Des colosses, des monuments, des belles bêtes, surtout monsieur homard avec ses pinces impréssionantes. On apprend avec délectation et je dois l'avouer, déjà un peu d'eau dans la bouche, que ce sera notre repas du soir. Belle soirée en perspective.
Après un apéro toujours aussi bien mis en forme par Marie-France, Patrice et Fabienne, voilà les deux bêtes d'un bleu très intense, entre le lapis-azuli et le turquoise.
Nous (enfin Patrice) les avons coupés en deux à cru, afin de préserver au maximum la saveur délicate de la chair. Puis, simplement grillés au barbecue avec du sel, du poivre et un beurre de persil. Dans l'assiette, légèrement assaisonnée d'une bonne huile d'olive parfumée aux petits dés de citron. Terrible, le meilleur homard jamais mangé de ma vie. Quand le produit est top, la simplicité c'est ce qu'il y a de mieux. Il était entr'autre accompagné de bonnes tomates du jardin de Patrice, assaisonnés entr'autre avec du pourpier. Et n'oublions surtout pas la petite mise en bouche que Marie-France nous avait concoctée, une glace d'étrilles, un délice également.
Le vin servi était top également, un Chassagne Montrachet 'Veilles Vignes' de chez Jouard.
Comme dessert nous avons dégusté du bon fromage et pour les plus témeraires, tartiné de confiture de fraises maison de Patrice. Celà paraît pour certains peut-être bizarre, mais celà fonctionnait tellement bien, que nous avons réitéré celà le lendemain. Ah, la confiture de fraises de Patrice, c'était quelque chose. Nous en avons repris au matin et au soir.
Une belle deuxième journée, très gastronomique, s'achève ainsi. En route pour la troisième!
15:37 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.09.2010
Bretagne 2010 : une mélodie parfaite!
BRETAGNE 2010 : UNE MELODIE PARFAITE!
note: cette photo, je l'adore. Je l'ai prise le dernier jour de ma visite à cette région. On dirait une peinture et pourtant s'est une photo. L'eau calme du soir avec ces bateaux au repos, magnifique et délicatement paisible!
Notre passage dans le Morbihan, dans la seconde résidence de Marie-France (du blog de cuisine www.unecuillereepourpapa.com, blog de cuisine très riche en terroir et en émotions), nous ne sommes pas prêts de l'oublier, moi et ma crevette.
Les cinq jours que nous y avons passés, en compagnie de Fabienne (www.savoureusesaveur.be) et de son XL (pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit de son chienchien) ainsi que de Marie-France et son Popeye (pour ceux qui ne connaisent pas, il ne s'agit pas de son chienchien, mais de son amour de mari, et bon popeye parce qu'il aime la pipe), eh ben, ces cinq jours là, ils étaient magiques. Je le disais déjà dans mon titre, une mélodie parfaite, une mélodie qui se laisse emporter par les vents marins et par les délicieux fumets qui sont sortis de nos casseroles et du barbecue de Patrice (le fameux Popeye) pendant ce moment incroyablement beau de bonheur simple et d'amitié sincère. Une mélodie sans fausses notes et jouée par un virtuose certainement. Et depuis, cette mélodie, elle trotte, elle trotte dans ma tête sans arrêt.
Il y a déjà plus d'un mois maintenant, mais tout est encore très frais dans ma petite tête et je n'ai envie que d'une seule chose, c'est qu'on remette très vite celà, renforcé par d'autres vrais écaviens et que nous puissions écrire ensemble une nouvelle mélodie sur le même thème.
La route fut longue de plus de 800 km, ce qui pour moi, piètre rouleur-marathon, était assez pénible, mais celà en vallait vraiment la peine. Le retour fût dèsors encore plus pénible. Et les jours qui ont suivis, la mélodie joyeuse s'est vitre transformée en mélopée plaintive, puis en blues très blues.

Voilà donc quelques Belges et quelques Vendéens au Camping Le Bilouris sur la pointe de Kerners à Arzon. Déjà le camping, un petit ilôt de quiétude et de grace cameradesque, a quelques mètres du Golfe. Un camping d'habitués et d'habitudes, ou nous nous sommes intégrés avec beaucoup de respect et de retenue, nous les intrus. :)
Je remercie par cet article déjà le couple que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, qui nous a prêté son mobilhome 'gratuitement' pour l'occasion. Il faut quand même le faire de nos jours, c'est vraiment top. Si vous venez un jour à Bruxelles, il faudra me faire signe afin que je puisse vous concocter un bon petit repas à la maison en tout cas.
Nous sommes arrivés le vendredi 16 juillet en fin d'après-midi et Fabienne avait déjà eu l'occasion de repérer un peu les lieux depuis la veille. Après avoir déposé très rapidement les affaires dans le mobilhome, nous étions déjà acceuillis par Fabienne et Marie-France, attablées devant la caravane de Marie-France avec du bon vin, des huîtres, des rillettes, du pain, du fromage, etc etc.... Comment résister?
Mais le soir, alors le soir, je ne dois pas vous faire une photo je pense? Mais je vais quand-meme le faire. Au menu tout dabord des berniques (crus et cuits au beurre d'ail) récoltés à la minute sur les rochers devant le camping.
Puis, une petite friture d'éperlans, sortis tout droit de la mèr l'après-midi même.
Tout ça, accompagné, entrautre de Champagne et de Préfou bien chaud, une spécialité vendéenne à l'ail que nous avons découvert là-bas grâce à Marie France. Ma crevette (elle a reçu un nom de baptême sur place) a déjà essayé depuis d'en faire à la maison, mais nous devons encore faire d'autres test. Le plus difficile étant le dosage de la levure, qui est minimaliste dans cette recette car la pâte ne peut quasiment pas monter.
Ce que nous nous sommes servis après, était vraiment la belle surprise de la journée. Un ami pêcheur de Marie-France et Patrice très, mais alors très très sympathique, nous a offert pour notre bienvenue, un beau et vrai bar de ligne, fraîchement pêché quelques heures avant. Cela ce voyait très bien, le poisson était encore tellement raide, qu'il mordait sa propre queue et il a fallu le déraidir vigoureusement. Une cuisson en papillote sur le barbecue de Patrice, le poisson étant farci à volonté de fenouil sauvage que nous sommes aller cueillir dans les bordures des environs. Un peu de citron frais, du sel, du poivre et une bonne huile d'olive, rien de plus et divin de goût. Merci encore à ce pêcheur dont nous avons pendant plusieurs jours pu entrevoir le caractère bien tranché et affirmé, l'humour très fin et surtout le coeur très gros.
Avec ça, ce n'étais pas encore fini. Il y avait aussi du magret de canard, grillé au barbecue et accompagné de roquette et d'une sauce dont Fabienne à le secret et composé entr'autre d'échalotes et de liqueur maison de fraises des bois au poivre long. Très très bon, mais venant de Fabienne, celà ne devrait pas nous étonner.

Nous avons terminé comme il se doit avec du fromage.
Une soirée gustativement et amicalement au top!
Et s'est qui qui était content que son barbecue fonctionnait bien, hein?
Après ce repas de seigneur, nous n'avions pas beaucoup envie d'aller nous coucher trop tôt. Il fallait bien digérer tout ça avant d'aller au dodo. Rien de mieux qu'une Fest Noz, son groupe de chansons populaire bretonnes et ses danses typiques. Certaines et certains (sauf le photographe, qui ne pouvait naturellement pas lâcher son objectif) se sont donc mêlés aux autochtones et se sont livrés à des danses paillardes pour terminer quasiment en transe sur la piste de danse.
AINSI SE TERMINA DANS LA JOIE UNE PREMIERE JOURNEE DEJA FORTE EN EMOTIONS!
ET LA SUITE, S'EST POUR DEMAIN
23:12 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.08.2010
Petit Break
PETIT BREAK
Nous nous octroyons un petit break. Il n'y aura donc pas de publications pendant un petit moment. Je vous laisse en bonne compagnie et le 21/08 je viendrai faire un petit coucou sur le blog.
Si j'ai éveillé votre curiosité avec ce mystérieux personnage, venez voir le 21/08, vous en saurez plus.

Je vous dis donc à bientot.
23:20 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.06.2010
Culinaria² 2010
CULINARIA² 2010
Je profite d'un peu de temps libre et de l'ordinateur d'un ami pour poster ce compte-rendu du Salon Culinaria² (car je suis sans ordi privé depuis quelques jours et encore pour quelques semaines). D'autres comptes-rendu sont déjà sur les blogs. Allez par exemple jetter un coup d'œil chez Marielle de http://menusplaisirs.over-blog.com/article-culinaria-la-s... et chez 'la fille' de http://lacuisineaquatremains.blogs.lalibre.be/. Le Salon Culinaria² 2010 a eu lieu sur le site Bruxellois de Tour&Taxis du 3 au 6 juin. Les concepteurs de ce salon en étaient à leur deuxième édition. J'avais râté la première, mais je me suis empressé de m'inscrire pour la deuxième et je suis dans les starting blocks pour 2011. Je me suis contenté d'un jour d'expériences culinaires, en 2011 j'irai certainement deux jours afin de profiter pleinement de tout ce que le salon a à offrir. Un jour, c'est un peu juste pour voir tout en détail. Le concept est unique et génial. Vous vous trouvez ni plus ni moins dans le restaurant le plus 'étoilé' du monde! 16 Grands Chefs étoilés Belges, représentant ensemble 26 étoiles au prestigieux guide Michelin, y oeuvrent pour le bonheur suprême de nos papilles gustatives. Et je peux vous assurer qu'ils y prennent autant de plaisir que les 'goûteurs'. Car même si ils sont probablements bien rétribués (et c'est normal) pour cela, on voyait dans leurs yeux, leurs sourires et leurs gestes, un réel plaisir de partager leur passion de haute gastronomie avec le plus grand nombre, certes beaucoup d'amateurs avertis, mais tout de même en partie un public pour lequel les restaurants présents ne sont pas toujours accescibles, faute de moyens financiers. Comment se déroulait le salon: soit vous payez simplement l'entrée et cela vous donne accès aux 12 ateliers répartis sur le site (Chef's Square, Coffee Square, Creative Square avec Krups, Ice Cream Square, Champagne Square, Cooking Square avec Mmmmmh!, Chocolate Square, Wine Square, Beer Square, Cocktail Square, Kidchen Square avec Herta et Mmmmh! Square) et à la cinquantaine d'exposants qui vous proposent leurs produits (Slabbinck, Villa Lorraine, Eurotartufi, Fromages Savoyards, Epices du Monde, Caspian Caviar, Chimay Fromages, Smeg, Fromages de Herve, Lagostina, ….). Soit vous payez 45€ et en plus vous avez droit a un menu gastronomique, concocté par 4 chefs étoilés: deux entrées, un plat, un dessert. Il y a 4 menus différents et donc les 16 chefs se retrouvent répartis dans des mini-cuisines un peu partout sur le site. Certes, on ne les voit pas cuisiner, mais ils sont présent à la mise en place. Le service est continu, 4 jours d'affilée, de l'ouverture à la fermeture, ce qui en soit est déjà assez bluffant. Il faut s'imaginer les équipes derrière: des milliers de coquilles à nettoyer, des kilos de légumes à émincer, des milliers de poissons à lever en filets, etc etc…. Vous pouvez aussi (et c'est ce que je vais faire en 2011) prendre une entrée avec deux menus ou venir deux jours et tester les 4 menus, pourquoi pas, soyons fou. Après il y a aussi les VIP, mais tout ce tralala pour un simple verre de champagne et un acceuil un peu plus 'couche-culotte', cela ne me tente par contre pas du tout. Les chefs présents cette année, étaient: Julien Burlat/Dôme * Christophe Hardiquest/Bon-Bon * Yves Mattagne/Sea Grill ** Franky Vanderhaeghe/Hostellerie St-Nicolas ** Viki Geunes/'t Zilte ** Bart De Poorter/Pastorale ** Pascal Devalkeneer/Le Chalet de la Fôret * Laurent et Vincent Folmer/Couvert-Couvert * Mario Elias/Le Cor de Chasse * Wout Bru/Chez Bru ** Peter Goossens/Hof Van Cleve *** Tim Meuleneire et Wouter Van Tichelen/De Koopvaardij * Lionel Rigolet/Comme Chez Soi ** Sang Hoon Degeimbre/L'Air du Temps ** Giovanni Bruno/Senza Nome * Pierre Résimont/Eau Vive* A l'entrée on vous donne le choix entre deux menus des quatre (vous ne pouvez pas choisir pour des raisons pratiques que l'on peut comprendre, car il y aurait toujours un menu qui plaît un peu plus que les autres et cela aurait comme conséquences, des ruptures de stocks d'un côté et des invendus de l'autre). Nous avons finalement tous les deux (madame et moi), choisis le menu 4, et nous avons assez bien choisis je trouve. Je n'ai malheureusement pas pris de photos (a ne pas oublier l'année prochaine), mais vous allez retrouver certaines recettes sur les blogs sités plus haut. Entrée 1 : Carpaccio de Coquilles Saint-Jacques marinées aux épices orientales. Chef Lionel Rigolet/Comme Chez Soi ** J'ai pu lire sur un autre blog, un avis un peu négatif sur ce plat. Et je ne suis pas du tout d'accord. L'objection par rapport à la recette, qu'il n'y avait aucun goût spécifique qui en ressortait, nous ne la partageons pas. Nous avons tous les deux adoré cette recette et pourtant j'attendais Chef Rigolet au tournant, car j'avais déjà goûté à la cuisine de son beau-père. Pour moi, une des deux recettes que j'ai préféré sur le salon. J'ai trouvé les dosages des différents ingrédients (consommé au thé citron agarisé afin d'y envelopper un tartare de coquilles, les coquilles, la vinaigrette au vinaigre de citron, piment d'espelette et yuzu, le mélange de poivres, l'huile aux herbes, le gel de tomates réalisé avec une poudre de tomates, les zestes de citron vert, les câpres séchées, les œufs, le sel de Maldon, le comté en fine brunoise, la crème aigre et les œufs de poisson volant au wasabi) d'une justesse inouïe. Le meilleur carpaccio de St-Jacques jamais mangé de ma vie, et c'était bien p^lus qu'un simple carpaccio. Il y avait une explosion de goût dans la bouche, mais un goût unique formé par les différents ingrédients. Nous avons adoré. Peut-être avons nous eu de la chance, car les coquilles étaient bien fermes et pas trop réchauffées par la température du salon. J'ai tellement aimé, que je me suis offert le coffret et la recette (en vente sur le stand) afin de tenter de la réaliser moi-même l'année prochaine lorsque la saison des coquilles sera de retour. Le coffret comporte donc la recette, la liste des ingrédients et dosages ainsi qu'une partie des produits nécessaires à la réalisation: vinaigre de citron, thé citron, gélatine en poudre, sirop de piment d'espelette, poivre de madagascar, huile d'olive, pignons de pin, poudre de tomates, poivre sansho, agar agar, yuzu en poudre et sel de Maldon). Si je réussi la recette et à condition de trouver les œufs de poisson volant au wasabi, je la publierai en 2011. Dans le Chef's Square j'ai eu en plus l'occasion de voir le déroulement de la recette, présenté par le chef et son équipe et nous avons encore pu poser des questions après. J'en ai donc profité pour avoir quelques astuces non-expliquées dans la recette. Je les note vite ici, afin de ne pas les oublier le moment venu: - pour rouler le tartare de coquilles dans le gel de consommé au thé citron, placer le film sur la table après avoir mouillé la table avec un peu d'eau (cela évite au film de bouger dans tous les sens) - les coquilles en carpaccio ne sont pas vraiment crues, mais passées en aller-retour (30 secondes) au four vapeur - pour la marinadé il faut compter maximum 30 minutes - les rouleaux de tartare de coquilles doivent être congelés pendant 45 minutes avant de pouvoir les couper en tronçons Le plat nous fût servi avec un verre de Gonzalez Byass, Tio Pepe ) appellation: Xères (Albariza) - cépage: Palomino, distrubué par Fourcroy Entrée 2 : Dashi-Nashi-Katsuobushi-Nouilles Somen-Kombu-Ponzu-Thon. Chef Sang Hoon Degeimbre/L'Air du Temps ** Ce ne fût pas mon plat préféré de la journée. Intéressant mais un rien trop déconcertant et nouveau pour moi. Sang Hoon joue à fond sur le cinquième goût, l'umami. Et comme l'umami, quand il est poussé à fond, n'est pas encore très souvent venu caresser mon palet, j'ai eu un peu de mal. Mais ce n'était certainement pas mauvais. Comme d'autres, je n'ai pas trouvé le plat choisi par Sang Hoon, idéal pour ce Salon. Pas facile de manger une soupe en walking dinner. De plus, les nouilles collaient un peu ensemble et ce n'était vraiment pas très pratique. Mais Sang Hoon a éveillé ma curiosité et je suis partant pour aller tester sa cuisine dans son restaurant. Le plat nous fût servi avec une Leffe, bière Belge. Plat : Osso bucco sans l'os sur une purée de pomme de terre au safran aux petits légumes de saison. Chef Giovanni Bruno/Senza Nome * Le plat semble à la lecture de l'énoncé, très simple. Mais quel goût! Un osso bucco, même si il n'y avait pas l'os, ni la gremolata, parfait. Très réconfortant comme plat, très terroir, mais avec plein de finesse. Comme les portions étaient assez petites, j'étais vraiment triste et j'ai raclé, raclé, jusqu'à la dernière goutelette de sauce. L'osso bucco avait un goût incroyable de moêlle. Le chef ne m'a pas donné les détails de sa méthode, mais il m'a juste dis que j'avais raison et que c'était parce qu'il ajoute la moêle que vers la fin. Une moêle cuite trop longtemps, perd sa saveur spécifique. A retenir et à creuser. Le plat nous fût servi avec un verre de Benuara IGT 2008 - Cusumano - Nero d'avola Syrah inox, distribué par Selezione Vini Italiani. Je n'ai par contre pas trop apprécié ce vin. Je l'ai trouvé trop rèche. Dessert : Gelée chocolat - Yuzu - Banane - Yaourt. Chef Pierre Résimont/Eau Vive * Une présentation magnifique et tout était très bon. Ce que je retiens le plus dans ce dessert, et même si les bonbons remplis de gelée de chocolat et la banane caramélisée et sucrée étaient un régal, c'est la glace au yaourt et yuzu. Cette glace, mon dieu, que c'est bon. Un chef à découvrir en ce qui me concerne. En plus, il a une bonne tête et il a l'air très très sympa. Le plat nous fût servi avec un verre de Burdon Cream - Sherry Lustau, distribué par Bleuzé Wines. J'ai adoré le sherry. A côté des différents stands et du menu, je me suis beaucoup attardé dans le Chef's Square. Durant toute la journée, les différents chefs présents au salon, passent pour présenter leur recette du menu ou une autre en démo devant public. Comme déjà sité plus haut, j'ai eu le plaisir d'assister à la démo de Lionel Rigolet. Plus tôt dans la journée, j'ai assisté à une démo de Laurent Folmer (Couvert-couvert) et Julien Burlat (Dôme). Ce fût très instructif. Julien Burlat nous a entr'autre expliqué la technique du séchage de poireaux: 5h à 120°C au four sur du gros sel, jusque quand il est noirci, puis laisser refroidir et mixer en poudre. Intéressant comme texture et comme goût. Il nous a aussi réalisé des quenelles de crabe au beaufort et à la semoule. Et puis, Laurent Folmer nous a montré quelques techniques de desserts. J'ai également assisté a un atelier du Chef Bart De Poorter du restaurant Pastorale. Ce chef mérite vraiment d'être découvert. La cuisine qu'il propose me parle beaucoup. J'ai eu l'occasion de goûter le plat qu'il a montré en démo et pour moi, ce fût le meilleur plat de toute la journée. Pourtant le plat n'est pas très compliqué, mais la démarche, la réflexion, la texture et le mélange des saveurs étaient pour moi digne d'un trois étoiles. Il n'en a que deux, mais si tous ses plats sont du même niveau, il devrait un jour en obtenir une troisième, c'est certain. Je compte bien le mettre sur ma liste de restaurants à tester. L'énoncé du plat est: Saumon mariné à la mayonnaise de salicorne, algues fraîches. Tout commence par un saumon de qualité exceptionelle. Un saumon d'élevage certes, mais bio. Il est nourri à 100% avec des crevettes et des algues. Le goût de ce saumon, mes amis, mmmm, trop bon. Dans cette recette il a voulu recomposer à la fois l'habitat de ce saumon que son alimentation. On y retrouve donc des algues et une utilisation des crevettes, du faux sable, une imitation d'eau de mer, et tout cela d'une subtilité incroyable. Dans le fond de la verrine, une mayonnaise montée avec les boûts le plus fibreux de la salicorne. Dessus est posé le saumon, qui n'est pas du tout assaisonné en poivre et en sel, ni en vinaigrette. Le saumon est ensuite arrosé avec une imitation d'eau de mèr qui est, si je me le rappelle bien, réalisé à base de l'eau de désalage des algues wakamé et autres, dans laquelle il faut légèrement pocher les crevettes grises. Puis, il réduit légèrement. Ce n'est pas un fond, ni un bouillon, plutot une eau de crevettes grises. Après il met en siphon avec un peu de gelespesa. Et cela imite très bien le goût de l'eau de mer, mais sans le côté hyper-salé. Dessus il place des petits morceaux de différentes algues (wakamé, salicorne, groseille de mer, ????). Pour finir, il y a le faux sable, réalisé en mélangeant du riz soufflé avec des algues nori. Dans la même verrine nous avons donc le sable, la mer, les algues et le saumon. Génial dans la conception et magnifique dans la bouche. De plus, Bart De Poorter m'a donné le truc pour réaliser enfin mon riz soufflé maison. J'avais déjà tenté le coup il y a peu, mais le résultat était très très mauvais. J'avais cuit mon riz et laissé sécher au four à 60° pendant plusieures heures, puis passé à la friteuse. Bart suit une autre technique: il cuit le riz, puis le laisse sécher à température ambiante entre 24 et 48h (cela dépend du degré d'humidité dans l'air), puis procède comme moi. Il m'a ensuite expliqué que les deux méthodes se valent, mais que le plus important est de garder une certaine humidité dans le riz avant de le passer en friture. Si le riz est trop sec, cela ne marche pas. J'ai fait un premier test chez moi après 24h de sèchage à température ambiante et le résultat n'était pas encore bon, le riz ne croquait pas assez. Puis, après 36h, bingo, du riz soufflé comme il faut. Je n'ai pas frit le riz à la friteuse, j'ai simplement mis un peu d'huile dans un poêlon et j'ai cuit le riz par petites quantitées à la fois, dans le poêlon avec couvercle. Je ne suis pas encore 100% content du résultat. Mon riz soufflé est trop doré, celui du chef était bien blanc. Mais je tenterai à nouveau. Autre découverte sur le salon: Slabbinck. Je connaissais ce volailler-vendeur de gibier, de nom, mais je ne savais pas primo, qu'il vendait aussi de la viande de bœuf, de veau, de porc, d'agneau des meilleures origines (Simmenthal, Corrèze, …). Je ne savais pas non plus qu'il était ouvert le dimanche matin. Je sais ou aller maintenant si une envie de bonne viande me prend un dimanche matin. J'ai aussi trouvé (et acheté) une très bonne huile d'olive sur ce salon, une Huile d'Olive Vierge Extra fabrication artisanale à l'ancienne 1ère pression à froid du Domaine Le Grand Servan en Pays d'Arles de Tarascon-sur-Rhone, France. Vous trouverez leurs produits sur www.grandservan.com. Bonne Journée,
12:10 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
04.06.2010
Le blog culinaire, en ce qui me concerne
LE BLOG CULINAIRE, EN CE QUI ME CONCERNE
Après 2 ans et demi de blog culinaire, il était temps pour moi de faire un bilan introspectif de cette aventure et de réfléchir sur ce que sera mon blog culinaire à l'avenir et surtout sur ce qu'il ne sera pas.
Si vous connaissez un peu le monde des blogs culinaires, vous vous rendez vite compte qu'il y a autant de motivations pour débuter un blog culinaire qu'il n'y a de blogueurs. Mais même si on peut déceler les motivations des uns et des autres à travers leurs écrits, peu de blogueurs ont l'envie ou l'idée de se dévoiler complètement par rapport à celà. Il arrive aussi fréquemment que la motivation de création de départ, se mue en de nouvelles motivations, voir de nécessités. Pour certains blogueurs, le blog prend même un telle place dans leur vie, qu'il devient quasiment leur vie. Certains par besoin, en raison du soutien moral que peut apporter un blog pour eux, d'autres par mégalomanie, la blogosphère devenant alors un monde séparé du reste et dans lequel ils ou elles sont des VIP's se plaçant au-dessus du commun des mortels, d'autres encore par compensation d'une frustration professionelle ou personelle, un substitut par rapport à un manque, un problème familial ou une difficulté dans la petite enfance (et oui, Freud est parfois présent dans la blogosphère). Le blog est alors un grand soutien afin d'affronter ces démons, mais risque de devenir très énergievore pour le blogeur et prendra une place démesurée dans sa vie avec tous les risques que celà comporte. Heureusement pour beaucoup d'entre vous, le blog culinaire reste simplement un outil de partage d'une passion quotidienne.
Il me semble donc intéressant de s'y attarder un peu et que chaqu'un réfléchisse à l'évolution de son blog et surtout que chaqu'un anticipe son devenir et se prémunit contre ses dérives. Je suis certain que pour un étudiant universitaire, celà ferait une sympathique thèse de fin d'études.
Ma façon de voir mon blog culinaire, ce qu'il est, sera, n'est pas et ne sera jamais, n'est pas pour autant une vérité. Tout le monde pense détenir la vérité dans ce bas monde, mais la vérité est naturellement multiple et dépend du ressenti de chaqu'un. Il ne s'agit donc ni plus ni moins que de ma propre analyse et de mes aspirations très personnelles. Loin de moi, l'idée de juger tel ou tel comportement ou motivation. Chaqu'un fait ce qu'il lui plait sur et avec son blog. C'est même l'essence de l'invention du blog au départ: un espace personnel dans lequel on se livre, non pas à une page blanche cachée au regard de tous, mais bien au contraire au monde entier sans retenue.
Au départ, lorsque j'ai débuté avec ce blog, deux choses m'intéressaient dans cet outil. Premièrement, je trouvais facile de pouvoir classer mes recettes sur un support autre que papier, car plus pratique et surtout, celà prend beaucoup moins de place. Deuxièmement, il me paraissait intéressant de pouvoir quelques années plus tard, retracer une évolution dans la façon dont j'aborde la cuisine, ses techniques et la connaissance des produits et de leur mise en valeur par la cuisine.
Mais très vite, la blogosphère a montré d'autres avantages. Premièrement, celà intéresse aussi d'autres personnes. Beaucoup d'internautes (aujourd'hui entre 1500 et 3000 par jour) tombent (souvent par hasard) en cherchant des idées sur le net, sur nos blogs et y trouvent leur bonheur. En tout cas, c'est ce que j'espère, car peu d'internautes laissent des commentaires après avoir testé l'une au l'autre recette ou idée d'une recette. Parfois on reçoit des mails très sympa et on est content de faire avancer le schmilblick de la bonne cuisine. Deuxièmement, le fait de savoir que certaines personnes vous suivent plus régulièrement que d'autres et qu'il y a parmi eux aussi de très bons cuisiniers et cuisinières, celà vous oblige à donner le meilleur de vous même sur votre blog, de progresser, d'apprendre et celà motive aussi à aller plus vite en apprentissage, à découvrir des produits, tenter des choses plus difficiles et complexes. Troisièmement, le blog ouvre aussi aux rencontres merveilleuses, rencontres qui deviennent parfois des vraies amitées réelles et découlent en des rencontres 'en vrai' fréquentes. Malheureusement, certaines rencontres se soldent après quelque temps en désillusions, en fractures et en malentendus. Mais, c'est ça la vie, des liens se font et se défont, d'autres perdurent et se renforcent. Des belles rencontres j'en ai fait et j'espère bien encore en faire. Des désillusions et des fractures j'en ai eu aussi et j'en aurai encore. Pas bien grave tout ça.
Maintenant, revenons-en au début de ce post et répondons aux questions d'identité de mon blog, identité présente et future.
1. Mon but est plus que jamais de donner envie aux internautes de cuisiner et de faire passer le plus possible des messages de saisonalité (même si de temps en temps je ne respecte pas), de goût, de plaisir, de slow cooking, de producteurs, de tradition, de respect. J'ai déjà pu contaminer quelques personnes avec ma passion et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin.
2. Ce blog est donc ouvert et pas fermé sur la seule blogosphère culinaire. Je ne vais donc pas mettre mon énergie à aller visiter tous les blogs de cuisine qui existent (et il y en a un paquet) afin de laisser, comme le font certains et certaines, des commentaires pas toujours intéressants, pas toujours intéressés, sur des recettes qu'on ne lit de toute façon pas de a à z, en espérant que le blogeur ou la blogeuse de l'autre côté viendra à son tour laisser le même type de commentaires chez soi, fera ainsi gonfler artificiellement le compteur et apportera dans certains cas (celà dépend de l'hébergeur) des €€€€. Par contre, je compte bien prendre un peu plus de temps pour découvrir de nouveaux blogs et rencontrer des autres passionnés de cuisine qui vallent la peine d'être connu et connues.
3. Je ferai tout ce que je peux pour respecter au mieux mes sources lorsque je réalise une recette qui n'est pas de ma patte ou quand je me base sur une recette de quelqu'un, qu'il soit blogeur ou grand chef. Celà me semble la moindre des choses. Certains le font, d'autres pas, et ils ont tort. Personne n'est dupe. On peut compter sur les dix doigts de la main les cuisiniers qui inventent, qui innovent à chaque plat. La cuisine est faite de partage et de transmission aussi et il n'y a aucune honte à avoir quand on se base sur un bon plat, même pas si on copie à 100% une recette. Si on la copie, c'est qu'elle est très très bonne. Mais il faut le dire.
4. Les blogeurs (de cuisine) sont maintenant de plus en plus devenu une cible intéressante pour les publicitaires, les télévisions, les radios, les quotidiens..... Le fait que nous sommes lus par des dizaines de milliers d'internautes chaque année, nous rend important à leurs yeux, mais nous rend aussi vulnérable aux dérives.
J'ai en cette matière pris des décisions. Au niveau produits, je ne compte pas m'associer à des produits ou des marques que je n'aurais pas utilisé et approuvé dans le cas ou je n'aurais pas eu de blog de cuisine. Même au niveau des concours, je ne me vois pas faire une recette avec un produit ou une marque que je n'apprécie pas. Il ne faut donc pas s'attendre sur mon blog a ce type de publicités. Maintenant, si j'aime le produit, si je suis convaincu à 100% par sa qualité, il est clair que je peux le promouvoir. Ce n'est pas le montant éventuellement offert ou le beau cadeau ou voyage, qui me fera décider, mais bien la qualité du produit. Je resterai donc sur ce point intransigant et en phase avec moi-même.
Au niveau des médias, je garderai la même réserve. Je n'accepterai pas n'importe quoi et surtout pas si celà n'est pas en phase avec ce que je veux faire passer. Pas de 'dînner presque parfait' pour moi donc, par exemple.
Au niveau des demandes de plus en plus multiples de répertoriage de mon blog, de mes recettes, sur différents sites. Celà ne m'intéresse pas. Mon blog me suffit amplement. Je ne vais pas m'amuser à passer des soirées entières à poster des recettes vers d'autres sites, à consulter des repertoires pour voir comment je suis classé etc etc.... C'est que j'ai surtout besoin et envie de cuisinner et de partager avec la famille et les amis cette passion.
5. Je veux rester honnête par rapport aux visiteurs. Chez moi, pas de trucages, pas de montages, pas de tappages. Les plats seront photographiés tels qu'il sont mangés à notre table. Les différents ingrédients seront toujours cuisinés et ne feront pas l'objet de traficotages et je vous assure qu'après avoir pris les photos, notre plat sera encore toujours bien chaud, même si pour la beauté d'une photo, il vaut parfois mieux mettre un ingrédient cru afin d'apporter un maximum de couleur. Je vais naturellement éssayer de m'améliorer en ce qui concerne la photo, car avouons-le, ce n'est vraiment pas mon fort et je n'y apporte probablement pas l'attention qu'il faudrait.
J'espère ne pas avoir choqué l'un ou l'autre avec ce post, mais j'avais envie de me clarifier par rapport à ce qui se passe sur la blogosphère en ce moment. Pas de surprises donc chez moi, tout est clair et net.
Surtout, soyons humble. Comme je l'ai déjà dit plusieures fois: pour chaque cuisinier amateur qui a un blog culinaire, il y en a des milliers d'autres qui cuisinent aussi bien, voir mieux, et qui n'ont pas de blog. Nous ne sommes pas exceptionnels, n'en déplaise à certain(e)s. Nous sommes des bons cuisiniers, certes, mais même si nous sommes une minorité dans la population, cette minorité compte beaucoup d'adèptes.
Bon Weekend à tous,
22:51 Écrit par Mark | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

